|
|
Reinhard Fabisch anticipe son limogeage |
|
|
Arrivé à la tête des Ecureuils à un mois de la dernière Coupe d’Afrique des Nations Ghana 2008, le technicien allemand Reinhard Fabisch vient de démissionner de son poste. Il l’a officiellement notifié au ministre en charge des sports, le vendredi 26 avril dernier, par voie de correspondance. |
La raison avancée est essentiellement d’ordre médical: suite à une opération chirurgicale, Fabisch doit observer un repos d’au moins quatre mois. Une situation compromettante pour lui par rapport à ses fonctions d’entraîneur des Ecureuils, quand on sait que les éliminatoires de la CAN et de la Coupe du monde 2010 débutent fin mai - début juin. Mais à y voir de plus près, cette justification de la démission du technicien allemand ne revêt-elle pas une connotation ‘‘diplomatique’’, au vu de la polémique qui règne actuellement au Bénin quant à son retour à la tête des Ecureuils? Quatre mois de fonction, une CAN ratée, de longues vacances non justifiées, ainsi se résume la courte carrière de Reinhard Fabisch à la tête des Ecureuils du Bénin. Une carrière brève, mais qui a tout l’air d’une véritable odyssée.
|
Recruté à quelques jours de la CAN 2008, la nomination de Reinhard Fabisch à la tête des Ecureuils a fait couler, à tort ou à raison, beaucoup d’encre et de salive sur son opportunité. Mais ce dernier a tôt fait de préciser que son contrat concerne l’après CAN. Et pourtant, il conduira l’équipe nationale au Ghana pour une compétition qui nous laisse encore le souvenir amer des choix tactiques d’un entraîneur qui ne connaissait pas encore ses joueurs. A l’époque, certains Béninois ont manifesté beaucoup de regrets découlant du fait que l’occasion n’a pas été donnée à l’ancien staff technique qui a réussi à qualifier l’équipe, de la conduire au Ghana. Après trois matches et trois défaites, de retour au bercail, le technicien allemand a réussi à faire croire aux Béninois que plus rien ne se fera plus comme avant et que la CAN 2008 étant déjà du passé, les regards doivent désormais se tourner vers les éliminatoires de la CAN et de la Coupe du Monde 2010, objectif principal de son contrat. Et depuis, retourné dans son Allemagne natale, plus de nouvelles de l’entraîneur national, si ce n’est cette lettre de démission envoyée vendredi dernier aux autorités sportives pour leur notifier sa rupture de contrat pour des raisons évoquées ci-dessus.
|
Mais déjà, au pays, tout laissait croire que le retour de Fabisch à la tête des Ecureuils n’était pas souhaité. En ce qui concerne la Fédération Béninoise de Football, elle a clairement notifié au ministre en charge des sports il y a quelques semaines, qu’elle ne voulait plus du technicien allemand. Ce dernier n’était non plus le bienvenu auprès de la presse nationale au point où, à la veille de la notification de sa démission, un journal de la place a titré: «SOS, Ecureuils cherchent entraîneur». Tant d’indices qui montrent que Reinhard Fabisch n’était déjà plus le bienvenu au Bénin. Et ce dernier aurait bien pu être informé de la situation pour anticiper sur ce qui devrait être un limogeage pur et simple. Toutefois, que cette démission ait vraiment des motivations avancées dans la lettre de démission, ou qu’elle ait une apparence ‘‘diplomatique’’, elle vient définitivement soulager les uns et les autres sur une situation qui devait arriver tôt ou tard. Le terrain est désormais libre pour les autorités en charge du football béninois pour doter l’équipe nationale d’un nouveau patron, car le premier adversaire des Ecureuils dans le cadre des prochaines éliminatoires s’appelle l’Angola et la confrontation est pour fin mai - début juin.
|