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ECOLES DE FOOTBALL ET BUSINESS
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Devenir star, l'obsession
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le
pour les écoles de football. Ils espèrent ainsi se faire
une place au firmament du sport-roi. Les images télévisuelles
présentant les exploits des Weah, Abedi, Basile Boli, Kanu,
Okocha ou Mboma, font saliver tous les enfants africains. Pour eux,
il suivre cette voie et pouvoir un jour jouer en Europe. Pour y arriver
plus facilement, l'école de football reste le meilleur chemin.
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De l'école à l'Europe
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uvent,
les jeunes pensionnaires. Les tournois de football scolaires, les matches
inter-quartiers sont un terreau fertile où se recrutent les futures
vedettes. Une fois sélectionnés, les enfants bénéficient
d'une prise en charge minimale. Les écoles les plus fortunées
comme l'Académie MIMOSIFCOM ou Kadji Sport Academy, disposent
d'un complexe avec internat, classes, terrains gazonnés, maillots
de jeu et l'assurance-blessure. Les moins nantis se contentent d'un espace
caillouteux, d'un régime alimentaire approximatif, loin des normes
énergétiques d'un sportif et un encadrement technique moins
élevé. Une école de football coûte cher. Personne
n'est dupe pour croire que seule la philanthropie guide ses promoteurs.
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ctionnement
varie entre et 50 et 60 millions CFA par an pour les modestes écoles
; et au-delà de 80 millions pour les plus huppées.
En vérité, un seul bon transfert pourra couvrir des dépenses
de dix ans. L'investissement est vite rattrapé, si les joueurs
sont de talents. Aujourd'hui, Roger Ouegnin ne laissera partir
aucun académicien à moins de 500 millions FCFA. Car
dans deux ou trois ans, il vaudra cinq fois son prix. Ibrahim Bakayoko
(Marseille) quitta la Côte d'Ivoire avec 10 millions
CFA comme prix du transfert à Montpellier. Ce club le
revendit aux Anglais d'Everton à 4,5 milliards CFA, deux
ans après. Osei Kuffour, le Ghanéen du Bayern de Munich
qui partit du Ghana pour Torino (Italie) à moins
de 20 millions FCF coûte aujourd'hui 5 milliards CFA.
La Juventus, la Lazio et l'Inter de Milan (Italie) se battent pour
se l'arracher. C'est normal. C'est actuellement l'un des meilleurs
défenseurs axiaux africains avec l'Egyptien Hany Ramzi,
le Guinéen Morlaye Soumah, le Nigerian Tajibo West
et le Camerounais Rigobert Song. |
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L'arrêt Bosman
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Européenne
s'est vu contraint d'ouvrir grandement les portes de l'Europe aux
jeunes africains. Les joueurs africains qui, grâce à leur
potentiel technique et un bon rapport qualité-prix, frappent dans
l'il des recruteurs, peuvent entrer dans l'espace européen
et bénéficier de la même formation que leur amis européens.
Dans les centres de formation du Barça, du Milan, de
Parme, du PSG, de l'Ajax, on ne compte plus les jeunes africains.
Ils y fourbissent leurs armes, afin d'éclore au grand jour. On
annonce dans le Barça de 2001, le Nigerian de 19 ans, Mohamed
Alyu et au Milan AC, 2001, le Ghanéen Issaka Awudu, meilleur joueur
de la Coupe d'Afrique des Nations Cadets (CAN95) au Mali. |
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L'Espagne, l'Italie, la France : destinations prisées
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ent
des interlocuteurs privilégiés. Pape Diouf originaire
du Sénégal et ancien journaliste sportif à
Marseille, est l'ami des africains. Déjà, agent de Desailly,
Omam Biyick, Basile Boli, Rigobert Song, Marco Foé... Pape Diouf
est sollicité par ses frères africains. Il est vrai
que l'agent prélève 7 à 15 % sur le montant
du transfert. Comme quoi, le football fait bel et bien vivre. D'où
l'intérêt sans cesse croissant, que portent les clubs européens
aux écoles en Afrique. C'est assurément là,
un gage d'éclosion et de maturation du football africain. |
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| Tiego Tiemtoré à Ouagadougou |
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