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Iya Mohammed défie à nouveau le gouvernement camerounais |
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La Fécafoot finit par instrumentaliser Roger Milla pour atteindre son but. |
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Le 20 février dernier, par la décision N°007, le président Iya Mohammed a créé une commission ad hoc de plus, comme il a coutume de le faire lorsque ses intérêts sont en jeu. Cette dernière est chargée de l’examen des divers aspects relatifs à la préparation technique des Lions Indomptables du Cameroun pour la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du Monde 2010, en Angola et en Afrique du Sud respectivement. La commission Roger Milla, qui a travaillé pendant quelques jours sur la question, a remis sa copie au Comité Exécutif, qui a approuvé les recommandations contenues dans son rapport final. Selon certaines sources, cette commission avait pour objet de remettre une fois de plus en question la nominatio n et le travail du coach allemand Otto Pfister. Il était aussi question de faire le travail du ministère des Sports en élaborant un programme de préparation des deux compétitions, puisqu’au Cameroun, la gestion des équipes nationales revient au gouvernement camerounais. La preuve palpable que la fédération défie à nouveau le gouvernement et veut aller jusqu’au bout de sa logique, comme le soulignait la dernière fois Linus Pascal Fouda, c’est que le Comité Exécutif a reçu le rapport de la commission Roger Milla en posant le problème de l’incompétence de l’encadrement technique actuel des Lions A et la mauvaise organisation administrative de cette équipe. |
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Le Minsep demande de cesser de passer de séminaires en ateliers, il faut du concret! |
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Même si on connaissait d’avance la réaction du ministère des Sports par rapport à l’agitation de la fédération, le ministre Thierry Augustin Edjoa pense qu’il faut cesser de faire des discours plats, de passer de séminaires en ateliers. Il faut passer à l’action, comme l’a dit le chef de l’Etat dans son adresse à la nation le 31 décembre 2007. «En moins de trois mois, la Fécafoot a organisé deux forums, il y a d’autres préoccupations plus importantes. Je suis d’accord qu’on veuille prendre en mains la gestion de l’équipe nationale, qu’on veuille chasser le coach, mais il faut assumer les actes qu’on veut poser jusqu’au bout. Il faut proposer ce qui est mieux c’est-à-dire être capable de payer les entraîneurs, pas seulement l ’expatrié et assurer toutes les autres obligations autour des équipes nationales. En plus, il ne faut pas oublier qu’il y a des textes au Cameroun qui régissent les équipes nationales, il y a des contrats particuliers pour les entraîneurs, il y a des textes qui prévoient que le sélectionneur national soit le Directeur Technique National. Les textes sont peut-être vieux, mais tant qu’il n’y a pas une nouvelle réglementation, on se soumet à ce qui existe déjà», souligne le Minsep qui n’a pas fait de déclaration officielle depuis que les forums et séminaires sont organisés par la fédération. |
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Mais le 31 mars 2008, le Minsep a adressé par pure formalité d’usage une lettre de félicitation à l’ambassadeur itinérant Roger Milla pour sa nomination au poste de président d’honneur de la Fécafoot. Or, l’an dernier déjà, on savait que Roger Milla était farouchement opposé aux machinations de la famille d’Iya Mohammed sur la gestion du football camerounais. On ignore ce qui s’est passé entretemps pour retrouver Milla Roger dans les draps des gens du quartier Tsinga à Yaoundé. On le voyait aussi très actif au ministère des Sports, mais depuis qu’il n’est plus en odeur de sainteté à la tutelle, le joueur africain du siècle a retourné son maillot N°9 en N°6, d’attaquant en défenseur, surtout que la fédération entend se servir de lui pour faire aboutir le complot ourdi depuis l’arrivée d’Otto Pfister au Cameroun. Il faut également relever que l’ambassadeur itinérant et de l’Onusida a été lui-même Directeur administratif des équipes nationales à une époque dans le sous-sol du stade Ahmadou Ahidjo, inutile de rappeler que son aventure s’est achevée les bâtons dans ses roues par des mains invisibles. |
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Les farces de la Fécafoot dans le collimateur |
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Si par ailleurs le statut des arbitres attendus depuis des lustres a aussi été adopté, par contre le Comité Exécutif a encore repoussé la désignation d’un Secrétaire général à la Fécafoot à une date ultérieure, comme pour continuer à donner des coudées franches à Abdouraman Amadou, le chargé de la communication. C’est lui qui joue les rôles de DG, SG et super vice-président de cette association constamment à couteaux tirés avec le gouvernement camerounais. A la fin, le Comité, au nom d’Iya Mohammed, a remplacé un Abbo Mohamadou par un autre Abbo Mohamadou, comme une histoire de famille, au poste de vice-président de la Fécafoot, parce que celui qui a été remplacé était un cumulard. |
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Il était à la fois membre du Comité d’urgence, membre du Comité Exécutif, vice-président de la Fédération et président de la ligue provinciale de football de l’Adamaoua. Il a préféré garder sa ligue, les ligues étant gérées en clientèle privée au Cameroun, mais il reste membre du Comité Exécutif de manière statutaire, alors son homonyme, député de son état, vient relancer cette fâcheuse habitude d’être partout à la fois, au moment où les jeunes au chômage broient du noir. Iya Mohammed lui-même est le DG de la Sodecoton depuis près de 24 ans, il vit à Garoua, au Nord du pays, alors que les textes de la fédération imposent au président de résider à Yaoundé où est situé le siège de la maison du football. Plus grave, les textes de cette association prévoient une assemblée générale avant le début de la saison, celle de 2008 n’a jamais été tenue, les mêmes textes prévoient des assemblées générales au niveau des clubs, mais seuls quelques clubs vaillants se soumettent souvent à cette obligation, le reste n’a aucun compte à rendre et la fédération constate juste les dégâts, sans réaction. |
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2/04/08 |
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