Mamadou Bagayoko : La sélection malienne m’a permis de prendre conscience de mon potentiel et de me sentir plus fort qu’avant

Jacques Roux

L’international malien et attaquant de Strasbourg (L1 France), Mamadou Bagayoko a décidé de poser ses valises dans cette ville qui se trouve au Nord-Est de la France, nichée entre la ligne bleue des Vosges et la Forêt Noire allemande. La ville de Strasbourg nous ouvre les portes de la culture, de la gastronomie et de la tradition alsaciennes. Mondialement réputée pour ses institutions européennes, ses vins, sa cathédrale et son célèbre Marché de Noël, elle dévoile son charme et sa beauté aux yeux de ses visiteurs, le temps d’une promenade en bateau-mouche, d’une flânerie le long des quais de la Petite France ou d’une visite de la cathédrale gothique en grès rose et de son horloge astronomique. Au cœur de ce riche patrimoine culturel et architectural siègent le Parlement Européen et la Cour Internationale des Droits de l’Homme, qui ont fait de Strasbourg «Le Carrefour de l’Europe».
Ville touristique par excellence, la gastronomie y tient une place de choix: foie gras, choucroute, baeckeoffe, kougelhopf et vins d’Alsace (Riesling, Sylvaner, Gewurtztraminer, Tokay et Pinot) ont su gagner le cœur…et l’estomac de ses visiteurs. C’est dans un des quartiers sud de la ville, le quartier de la Meinau, qu’a été construit le Stade de la Meinau, où officie le club de football de Strasbourg, le RC STRASBOURG, club de L1. A Strasbourg, Africafoot.com est donc allé à la rencontre de Mamadou BAGAYOKO, qui était ponctuel au rendez-vous que nous lui avions donné dans un hôtel du centre ville, au Best Western Hôtel de France***.
Fiche Technique :

Date de Naissance : 21 septembre 1979
Lieu de Naissance : Paris (Île-de-France)
Nationalité : Franco-Malien
Poste : Attaquant
Taille : 1m 90
Poids : 79 kg
Club actuel : Strasbourg, depuis 1999
Clubs Précédents : Sens
Statut : International

* Voici le commentaire de la presse locale que nous avons récupéré d’un site strasbourgeois quand Claude Leroy était encore aux commandes du club, mais depuis, les choses ont évolué pour Mamadou… Et l’on peut dire qu’il a prit sa revanche sur ce genre de jugement. Tenez :

Arrivé en 1999 par l'intermédiaire de Claude Leroy en provenance de Sens (DH), club de banlieue parisienne, ce jeune franco-malien a débuté en CFA. Attaquant de pure souche, il a beaucoup de mal à s'imposer et ne sera jamais appelé par Leroy en équipe une durant le début de saison. Surprise en milieu de saison, il est titularisé par Claude Leroy au poste de... défenseur central ! Sa taille l'avantagera dans les airs, mais il se fera souvent déborder en raison de sa lenteur et de son inexpérience au poste. Arès quelques déconvenues, Leroy le replacera à un poste plus raisonnable : milieu offensif. C'est là qu'il impressionnera. Il deviendra un soutien indispensable à l'attaque et sera une des causes du regain de forme du Racing. Lors de la saison 2000/2001, il est moins souvent titularisé en raison de l'arrivée de Roda. Il se bat toujours autant et est très souvent élu homme du match ! Avec l'arrivée de Yvon Pouliquen, on le verra jouer au poste d'attaquant sans grand succès... Depuis, plus rien et il semble désormais exclu de groupe pour propos déplacés. Son départ est envisageable, mais pour l'instant aucune offre n'est arrivé sur le bureau de Marc Keller.

Entretien Réalisé après le match perdu contre le club de Nice...
Africafoot.com : Mamadou, On se retrouve ce soir après un match de championnat complètement raté contre Nice (4-0). C’est quand même assez lourd comme score, surtout que les Niçois viennent d’arriver en L1.
Mamadou Bagayoko : C’est clair que notre match à Nice a été un naufrage collectif. On ne sait pas ce qui s’est passé. On a pris un premier but puis un second et on a pas su réagir. On a un match qui nous attend samedi prochain il faudra absolument prendre les 3 points de la victoire. C’était notre premier match a l’extérieur, il va falloir en tirer les leçons pour la suite du championnat. J’ai envie de faire une belle saison cette année avec Strasbourg afin d’arriver plus fort en championnat africain car il faut le savoir, la position en championnat donne plus de poids à notre arrivée en sélection… ça chambre trop sinon.
Africafoot.com : On ne va parler du championnat de France qui débute, mais plutôt de votre carrière d’international avec l’équipe du Mali. Au début, quand vous avez intégré la sélection dirigée par Romano Matei, personne ne vous connaissait…
Mamadou Bagayoko : En fait, nous les jeunes on se connaissait bien. Plus que les autres puisqu’on avait participé à la Coupe d’Afrique et à la Coupe du Monde des moins de 20 ans. Par contre, les anciens, je ne les connaissais pas trop puisque je venais de France. Mais tout c’est bien passé. Ils ont su m’intégrer et je me suis adapté à ce groupe qui est très solidaire. C’est d’ailleurs cette solidarité qui nous a permis d’avancer et de faire un bon parcours en Coupe d’Afrique des Nations organisée par mon pays. Je sais que je jouais en nationale avec Strasbourg et la sélection malienne m’a permis de prendre conscience de mon potentiel et de me sentir plus fort qu’avant. Je me sens mieux maintenant et je suis de plus en plus confiant.
Africafoot.com : Mais, en ce qui vous concerne vous ne parlez pas le Bambara, la langue de votre pays d’origine puisque que vous avez grandit en région parisienne. Ce n’était pas un handicap pour ton intégration ?
Mamadou Bagayoko : Non, cela n’a jamais été gênant, il n’y a pas eu de barrière de la langue. Au début je me faisais un peu chambrer, j’étais le seul expatrié de l’équipe et j’étais jeune. Maintenant cela fait 2 ans que je suis dans l’effectif et ils ont maintenant l’habitude. Nous sommes plus nombreux qu’avant en Europe et cela se passe mieux dans la mesure où chacun de nous à conscience du chemin tracé par les résultats de la sélection. Nous devons tout faire pour rester dans la ligne droite de notre football… Et puis, j’essaie aussi d’apprendre la langue, je parlerais bien le Bambara un jour.
Africafoot.com : Qui chambre le plus dans le groupe ?
Mamadou Bagayoko : «Djila» (Mahamadou Diarra), c’est le plus chambreur avec «Seydoublen» (Seydou Keita). On rigole tous ensemble et c’est très bien ainsi. Nous sommes tous de la même génération et la compréhension du comportement des uns et des autres est de rigueur. Plus ça chambre, mieux le groupe se porte car vivre en famille c’est aussi cela.
Africafoot.com : Vous êtes arrivé dans cette équipe pour la première fois lors du tournoi des «Black Stars» à Paris (Porte de Montreuil). A cette époque, même au sortir de la CAN et de la Coupe du Monde junior, personne ne pouvait parier sur elle.
Mamadou Bagayoko : Au tournoi des Blacks Stars à Montreuil il n’y avait pas tous le joueurs. Et en plus l’entraîneur voulait voir tout le monde pour faire une revue d’effectif, hélas ! Il a associé des joueurs qui évoluaient dans différents championnats pour pouvoir les tester et les évaluer avant la Coupe d’Afrique des Nations. Ce tournoi était plus un test qu’autre chose. Mais c’était très agréable parce qu’à Montreuil il y a une forte communauté malienne, et c’était pour nous la possibilité d’être en harmonie avec notre public. Il faut avouer que c’était chaud et nous avons frôlé l’incident, le public voulait absolument une victoire finale comme si l’on avait démarré le tournoi de la CAN à Bamako. Je savais déjà ce qui nous attendait au Mali si des efforts n’étaient pas fournis pour améliorer les choses.
Africafoot.com : Ensuite Romano Matei est parti, remplacé par Henri Kasperjack qui a métamorphosé l’équipe en très peu de temps.
Mamadou Bagayoko : Oui, Il a fait du très bon travail. En si peu de temps, c’est vraiment remarquable. Il s’est très vite adapter aux joueurs qui pouvaient faire la différence. C’est cela le métier, Henri est un professionnel et il a l’œil du tueur et sait le transmettre pour que le joueur sache ce qu’il doit faire. Il nous a appris à donner tout ce qui est en nous et à jouer pour le groupe et non pour nous même. Nous avons tous mis nos énergies au service des «Aigles» du Mali et c’est cela qui était important pour Henri Kasperjack.
Africafoot.com : Pour vous, quelle est la force d’Henri Kasperjack ?
Mamadou Bagayoko : Il a transmis quelque chose de fort à l’équipe. Il a su évaluer les qualités de chacun, voir ses points forts et à quel poste il pouvait évoluer le mieux. Il a aussi trouver le meilleur schéma tactique. Et, en très peu de temps, là il a été costaud! Après avoir été sous les ordres d’un tel entraîneur, l’on ne peut que grandir et mieux sentir les choses dans son métier. La sélection du Mali a aujourd’hui son mot à dire sur l’échiquier du football africain et c’est cela qui est important. Et tout ceci grâce à qui ? A Henri Kasperjack tout simplement. En général, le mérite revient toujours aux joueurs en cas de réussite, sur ce coup là, c’est Henri qui a remporté la médaille.
Africafoot.com : Est ce que le fait d’être international malien a été un tremplin pour votre carrière de footballeur ?
Mamadou Bagayoko : C’est clair que cela m’a permis d’avancer et de me faire connaître. En début de saison à Strasbourg je n’étais pas dans l’équipe première puisque je jouais en nationale. Après la Coupe d’Afrique des Nations (Bamako 2002) cela a changé ma vie professionnelle. J’ai été remarqué par plusieurs managers de clubs et plusieurs d’entre eux m’ont approché mais j'ai préféré donner la priorité à Strasbourg.
Africafoot.com : Est-ce que le fait d’être international à fait que votre entraîneur de club ait plus confiance en vous ?
Mamadou Bagayoko : Oui, je crois. Quand on a la confiance d’un entraîneur cela se voit tout de suite. Je penses que Henri Kasperjack a vu que j’avais certaines qualités et il m’a fait confiance. Et là je me suis vraiment lâché. A Strasbourg c’était pas vraiment çà, à un moment j’ai été exclu du groupe. C’est pas facile de faire de bons matches quand on est pas bien dans sa tête, quand tu sais que l’on ne te fait pas confiance. Je pense qu’avec la sélection du Mali je suis complètement relâché avec les coéquipiers et le groupe, et mes qualités peuvent s’exprimer à fond. Depuis que l’on me fait confiance à Strasbourg, je fais correctement mon boulot et je prend du plaisir à jouer au football.
Africafoot.com : Après la CAN comment s’est passé votre retour à Strasbourg ?
Mamadou Bagayoko : Avant que l’on parte à la CAN çà chambrait pas mal dans les vestiaires. Même notre coach me disait : «tu fais 2 ou 3 matches et tu rentres directement» ou encore « pourquoi vous organiser la CAN, vous n’allez même pas passer le premier tour». Mais quand on est revenus tout le monde nous a félicité. Ils étaient tous content de nous et de la prestation de l’équipe du Mali. Déjà au Mali on recevait des fax du club pour nous féliciter. C’est cela le football, il faut réussir pour mériter le respect du milieu, l’échec est interdit.
Africafoot.com : Aujourd’hui on parles de vous comme un des futurs grands avant-centre africains. Qu’en pensez-vous ?
Mamadou Bagayoko : Je pense que j’en suis encore loin. Je dois beaucoup travailler avec mon club et avec l’équipe nationale. On doit déjà essayer de se qualifier pour la CAN 2004, et après pour la Coupe du Monde 2006. Après, je pourrais vraiment dire que je fais partie de cette élite. J’y arriverai un jour, mais pour l’instant, je suis loin du compte car le chemin est encore long avant d’espérer figurer dans la magnifique liste des meilleures attaquants du continent africain. J’attend le rendez-vous de Tunis pour m’affirmer et pour cela, il faut passer par la qualification qui est le sésame dont nous avons besoin pour la Tunisie.
Africafoot.com : La sélection du Mali que l’on a vu évoluer pendant la CAN 2002 a été une révélation pour beaucoup d’observateurs. Maintenant, a-t-elle la capacité de devenir vraiment une grande équipe ?
Mamadou Bagayoko : J’espère que l’on aura une grande équipe. Si tout le monde reste sérieux et que chacun de nous travaille dur dans son club, s’il n’y a pas de blessures, que tout se passe bien dans nos têtes et dans nos familles. Je pense que le Mali aura une grande équipe d’ici peu de temps et se qualifiera pour la CAN 2004.
Africafoot.com : C’est les grands joueurs qui font les grandes équipes. Pratiquement tous les maliens qui jouent sont titulaires dans leur clubs. Y a t-il un capital confiance qui s’instaure pour tous ces joueurs ?
Mamadou Bagayoko : Cette équipe est très jeune et elle va mûrir. D’ici peu de temps le Mali aura une grande équipe car nous avons tous la vomonté d'écrire une belle page de l'histoire du football malien, après la cuvé de Yaoundé 72 dont on nous parle tant. J'ai confiance en mes camarades et je crois que nous allons réussir un bon coup si nous nous qualifions pour la Tunisie.
Africafoot.com : En dehors de vous, l’on présente «Djila» et «Seydoublen» comme de futurs grands, qu’est-ce que vous en pensez ?
Mamadou Bagayoko : «Djila» est un super joueur et ce sera sans doute un des plus grands milieux au monde. Il a une vision de jeu exceptionnelle. La preuve, il est en ce moment à Lyon. «Seydoublen » c’est pareil, c’est un très grand joueur. Il le prouve en marquant des buts importants dans ce championnat. S’ils restent comme humbles et maintiennent cette forme, ils vont aller loin et ce sera tout bénéf’ pour les «Aigles» du Mali. Quand je suis revenu de la CAN tout le monde me parlait de ces deux là le N° 6 et le N° 12. C’est tout dire.
Africafoot.com : Nous allons maintenant parler de Berthé qui n’était pas là pendant la CAN. Il a un physique impressionnant, fait-il vraiment peur ?
Mamadou Bagayoko : Oui, Il est vraiment impressionnant. Il est très costaud, il fait 10cm de plus que moi. Pendant la CAN il a été légèrement blessé, et n’a pas participé à cette aventure, c’est dommage. Il aurait été dans le groupe, je crois qu’il aurait pu vraiment nous aider. Je pense qu’il aurait beaucoup apporter à notre défense qui en avait un grand besoin. Mais rien n'est perdu pour lui, il va nous revenir plus fort qu'avant et beaucoup plus déterminé que nous. Il aura son mot à dire bientôt dans cette équipe qui n'est autre que celle de son pays. S'il est épargné par les blessures, les "Aigles" du Mali auront une belle muraille qu'il sera difficile de franchir.
Africafoot.com : Vous avez un nouvel entraîneur qui arrive à la tête de l’équipe du Mali. Quelles sont les ambitions de la sélection nationale ?
Mamadou Bagayoko : Pour moi la première ambition est de se qualifier pour la CAN, c’est obligatoire. Après il faudra terminer dans les 5 premiers lors de la prochaine CAN puisque avec les nouvelles règles les 5 premiers seront qualifiés pour la Coupe du Monde. Je pense que c’est faisable, bien qu’avec ce nouveau système la Coupe d’Afrique sera plus relevée. Nous avons nos chances et c’est notre objectif. On va voir comment se sentira l’équipe pendant les éliminatoires pour pouvoir se fixer un objectif plus haut. Enfin, je pense que nous avons les moyens pour se qualifier et aller plus loin.
Africafoot.com : Quelles sont les relations entre les joueurs africains dans le championnat de France ? La fraternité africaine est-elle présente ?
Mamadou Bagayoko : Depuis que je suis en sélection j’ai toujours eu de bons rapports avec tous les joueurs africains contre lesquels j’ai pu jouer en championnat africain. C’est vrai qu’il y a une sorte de fraternité et que l’on va plus facilement vers eux. On est fier d’être africain et même si on est opposé dans les coupes et en championnat on essaie de préserver cette fraternité. Oui, il y a une bonne entente, de toutes les façons, je n’ai jamais observé un mépris de la part des autres footballeurs africains, au contraire...
Africafoot.com : Et si vous avez une embrouille avec un joueur adverse, est-ce que le black d’en face viendra vous sauver la mise ou prend-il la défense de son coéquipier ?
Mamadou Bagayoko : Ca dépend du contexte et du match. Il y a cette fraternité dont on parlait mais quand on est sur le terrain on ne veut qu’une seule chose, gagner. A partir de là, je pense que le joueur africain va plutôt défendre son coéquipier et c’est tout à fait normal. Dans un match il n’y a plus de copains, tout le monde veut la victoire. Et, à la fin du match tout le monde se serre la main, quelque soit la couleur.
Africafoot.com : Quelle sont vos rapports avec les autres Africains du club, tel que NGambi et Ndjenka ?
Mamadou Bagayoko : Nous avons de très bons rapports avec les camerounais et surtout avec Pierre Ndjenka. Les autres, tel Ngambi, je les considère un peu comme nos petits frères et j’essaie de leur donner des conseils quand il faut. De leur côté ils sont réceptifs et dans le groupe on rigole bien. C’est que comme cela qu’ils peuvent avancer, à mon humble avis. La réceptivité dans ce milieu est importante et les vices du métier s’apprennent en écoutant et en se frottant aux anciens.
Africafoot.com : Il n’y a pas si longtemps c’est vous qui receviez les conseils et maintenant c’est vous qui en donner…
Mamadou Bagayoko : C’est clair, parce qu’avant d’arriver ou je suis j’ai fais quelques petites erreurs. C’est ma 4ème année comme professionnel, j’ai plus de maturité. Pour eux c’est seulement leur première année donc j’essaye de leur donner de petits conseils pour éviter les erreurs que j’ai pu commettre, des petits détails, des petites phrases. En Afrique aussi c’est ainsi, ce sont les anciens qui transmettent la sagesse, ils sont là pour cela.
Africafoot.com : Et Vincent Doukantié je l’ai pas vu dans le groupe qu’est-il devenu?
Mamadou Bagayoko : Il a été prêté à Créteil cette année parce qu’en milieu de terrain c’était un petit peu chargé cette année. Je pense qu’il a de très grandes qualités mais il y a des joueurs d’expérience qu’il ne pourra pas bouger comme çà. C’est mieux qu’il aille dans un autre club pour jouer et montrer les qualités qui sont les siennes et l’année prochaine il reviendra à Strasbourg.
Jacques Roux à Strasbourg 

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12/09/02