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Salahedine Bassir : "Je vais quitter La Corogne
pour rebondir véritablement !"
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Titulaire indiscutable au sein de l'équipe
nationale du Maroc,"Les Lions de l'Atlas", le jeune avant-centre
Salahedine Bassir sociétaire du D eportivo
La Corogne est cloué sur le banc de touche depuis son retour infructueux
des Jeux Olympiques de Sydney. Et pourtant, il symbolise le talent d'un
football Marocain riche en qualité technique. Son physique ne ressemble
pas à celui des "grands" attaquants (1,68m pour 68 Kg),
mais il est un danger permanent pour les défenses grâce à
sa vivacité. son envie de jouer et de briller en ce moment de "vaches
maigres", sera un atout pour le club qui l'engagera. Nous l'avons
rencontré à son passage à Paris, il nous donne la
vison qu'il a du football au royaume de Mohamed VI, juge les difficultés
qui sont celles des footballeurs Africains en Europe, et dit l'essentiel
de ce qui fera son propre avenir immédiat. Entretien. |
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AFRICAFOOT.COM : Vous êtes, Bassir, l'avant-centre
titulaire des Lions de l'Atlas, l'équipe nationale du Maroc.
Depuis un certain temps votre équipe n'impressionne plus. Le
dernier cas récent, c'était pendant les Jeux Olympiques
de Sydney, vous que les pronostics donnaient favoris, êtes sortis
plus tôt que prévu de la compétition. Comment pouvez-vous
l'expliquer ? Qu'est-ce qui se passe au Maroc ?
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Salahedine BASSIR : Il y a de cela deux ans,
l'équipe nationale du Maroc était classée
parmi les meilleures du monde. Dans le classement de la Fédération
Internationale de Football (FIFA), nous occupions le treizième
ra  ng.
Ceci était dû au fait que nous regorgions d'un nombre impressionnant
de joueurs de qualité et d'expérience qui évoluaient
dans de grands championnats à travers le monde. Nous étions
alors encadrés par un bon entraîneur, le Français
Henri Michel. Je ne suis pas en train de dire que ce n'est plus
le cas aujourd'hui. Non. Mais nous avons pendant ces moments,
fait trois bonnes saisons qui ont quand même impressionné
les gens. Après la Coupe d'Afrique des Nations (CAN 2000)
au Nigeria, Henri Michel a donné sa démission et
un nouveau est arrivé. Henry Kasperjak qui prend la relève
vient avec l'idée de rajeunir l'équipe. Ce qu'il fait
à 70 pour cent avec des joueurs certes talentueux, mais sans
aucune expérience des grandes rencontres. Restait au sein des
Lions de l'Atlas, une infime partie de joueurs ayant déjà
roulé leur bosse. Avec une telle formation, c'était devenu
très difficile à l'immédiat d'affronter des équipes
telles que le Cameroun, le Nigeria ou l'Egypte. Il nous fallait
encore du temps pour affermir non seulement notre tactique avec le nouvel
entraîneur, mais aussi un peu de temps pour donner de l'assurance
au gros de la troupe qui n'est qu'essentiellement jeune ! Les compétitions
nous sont tombées dessus sans crier gare ! Et il fallait y aller.
(Photo, Sélection A des "Lions de l'Atlas").
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A-F.COM : Ce que vous dites est certainement important.
Mais n'est-ce pas justement les jeunes qui devaient montrer de quoi
ils étaient capables à Sydney ?
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S.B : Aux Jeux Olympiques de Sydney, tout est
allé de travers  .
Nous avions une bonne jeunesse prête à relever le défi,
malheureusement, notre coach n'avait pas compris qu'il fallait, pour
faire du bon football privilégier le dialogue permanent avec
les joueurs. Les respecter, bien les traiter. Faire régner une
bonne ambiance entre les amateurs et les professionnels, seule garantie
d'une cohésion de groupe. Cela nous a manqué.
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A-F.COM : Donc vous n'avez pas bien été
coachés pendant les Jeux Olympiques ?
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S.B : C'est difficile de dire le contraire !
Quand le dialogue ne passe pas entre le staff technique et les joueurs,
il ne faut attendre aucun résultat. Il ne faut espérer
aucun miracle. En plus de cela nous avions en face de nous des adversaires
de grande qualité : l'Espagne, le Chili avec comme meneur
de jeu Zamorano et Riez. Nous avons alors perdu nos trois matches
dès le premier tour: c'était le fin d'un rêve. Notre
retour au Maroc, notre honte !
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A-F.COM: En l'espace de deux ans vous en êtes
à un troisième entraîneur. Comment voyez-vous l'avenir
des Lions de l'Atlas avec l'arrivée du Portugais De Cuellho ?
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S.B : Personnellement, je ne connais pas ce nouveau
coach, mais ils 
disent au pays que c'est un grand entraîneur. La preuve c'est
qu'il a entraîné l 'Equipe Nationale Portugaise pendant
la Coupe d'Europe des Nations au Pays Bas avec de bons résultats.
Maintenant il est au Maroc. Je me dis que si tout est fait pour
le mieux, avec des joueurs que nous avons à l'heure actuelle,
nous pouvons faire du bon chemin ensemble. (Photo, H. Cuellho)
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A-F.COM : Êtes-vous déjà personnellement
en contact avec lui ?
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S.B : Oui, les gens de la fédération
m'ont appelé du pays. L'entraîneur voulait savoir où
je vais aller. Vous savez qu'actuellement je ne suis pas classé,
je ne joue pas au sein de mon club le Deportivo La Corogne. Comme
il voulait avoir de mes nouvelles, je lui ai promis que d'ici la reprise
après l'hiver, je vais jouer. Je ne sais pas encore où,
mais je vais jouer.
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