Merry Krimau : "Joseph Antoine Bell est quelqu’un que j’admire, qui parle franc même s’il se trompe énormément"

Interview réalisée par J.R

Nom : KRIMAU
Prénom : Merry
Date de Naissance : 13 janvier 1955
Lieu : Casablanca
Statut : Ancien international
Nationalité : Marocain
Poste : Attaquant
Coupe du Monde : 1986 (Mexico) avec 4 matches - 1 But
Palmarès : finaliste coupe de l’UEFA 1978
1/8 finaliste Coupe du Monde 1986
½ finaliste de la CAN 88.
Clubs : Espérance de Casablanca
Bastia. Remarqué par Bastia lors d’un tournoi International junior (1974).
Lille (1980).
Toulouse (1981).
Metz (1982).
Tours (1984).
Le havre (1986)
Matra Racing (Paris ) 1988.

(11 Juin : Maroc / Portugal 3-1) Mexico 86, après 199 minutes de match, les "Lions de l’Atlas" se débarrassent du Portugal, et occupent la première place du groupe F à Guadalajara et se qualifient pour le second tour. Tout démarre doucement, les footballeurs marocains ont séduit le monde du football par leur jeu léché, emmené par un maestro qui portait le nom de Aziz Bouderballa et d’un chef particulier, Abdelkarim Merry KRIMAU, un guerrier des surfaces qui se battait sur tous les ballons sans jamais rien lâcher. Après le but de Abderrazak Khairi (un boulet de canon) qui envoya le ballon dans les filets du gardien portugais (Damas) et un deuxième but du même Khairi, le troisième fut de toute beauté et mérite qu’on le montre dans toutes les écoles de football. Il est l’œuvre de … Merry Krimau tout simplement.

Abdelkarim Merry KRIMAU est un ancien footballeur international du Maroc, il a passé sa vie professionnelle en France dont 6 années à Bastia. Et comme beaucoup d’Africains qui ont fait parler d’eux, à l’image de Jules François Bocandé, Jacques Songo’o, Rigobert Song, il est passé par le FC Metz cher au président Molinari qui a de tous temps apprécié les joueurs africains. Merry a toujours été considéré comme un footballeur hors normes. Aujourd’hui reconverti en homme d’affaires, il ne rechigne pas à faire du social, c’est ainsi qu’il vient avec des amis et des anciens footballeurs de son pays, créer l’association des anciens footballeurs marocains. Nous l’avons rencontré au sortie d’un dîner organisé par son association dans un grand restaurant marocain à Paris. Il nous livre ses impressions sur la participation des pays africains au mondial asiatique et de sa vision sur le futur du football de ce continent. Entretien.

Africafoot.Com : Que devient Merry Krimau ?

Merry Krimau : J’ai arrêté de jouer, il y a deux ans j’ai entraîné à Créteil (D2 – France), ensuite je suis parti en Arabie Saoudite avec Blinda, l’entraîneur de l’équipe du Maroc. Là-bas, j’ai entraîné avec lui pendant un an l’équipe de la Mecque. Maintenant j’ai un commerce, je travaille. Mais j’espère cette année retrouver un club pour revenir à ma passion et définitivement le métier de ma vie : le football.

Africafoot.com :La coupe du monde est terminée, nous avions cinq (5) pays africains qualifiés (Afrique du Sud, Nigeria, Cameroun, Tunisie et Sénégal. Nous sommes à l’heure du bilan pour les représentants africains et du devenir de ce football !
Merry Krimau : Ecoutez ! Au départ, le favori de ces équipes était bien évidement le Cameroun dont on attendait beaucoup. On souhaitait que les joueurs camerounais fassent plus que ce qu’ils avaient réussi à réaliser jusque-là ! Cette équipe malgré son élimination reste l’une des meilleures équipes du monde qu’il va falloir reconstruire pour certains compartiments du jeu. Le Sénégal participe pour la première fois à une coupe du monde. Equipe enthousiaste, dotée d’énormes individualités, elle m’a particulièrement séduit. Sa victoire éclatante sur la France l’avait hissée au rang d’outsider pour ce mondial. La qualification du Sénégal pour les 1/4 de finale fait honneur au football africain dans son ensemble. Bravo ! On croit beaucoup en cette équipe, c’est la nouvelle force du football africain, pourvu que cela dure. De toutes les façons, je crois beaucoup en l’Afrique et à son football qui pour moi est l’un des plus beaux car imprévisible, c’est important pour moi de voir son éclosion. Dans l’équipe du Sénégal il y a des professionnels qui évoluent dans le championnat de France et qui ont beaucoup de capacités. Ils ont donc des atouts à faire valoir. La Tunisie a un problème d’attaque offensive, cela est probablement dû au fait que ces joueurs ne se frottent pas beaucoup au haut niveau. C’est une équipe qui ne marque pas beaucoup de buts et cela dure depuis un bout de temps. Ca reste un gros point noir pour les « Aigles de Carthage ». Ce qui est dommage en Afrique, c’est que les rencontres amicales entre nations sont presque inexistantes, c’est comme si le football commençait avec les matches de qualifications de la Coupe des Nations et de la Coupe du Monde, c'est comme si avant cela avant rien n’existait. L’organisation laisse à désirer, et ce ne sont pas les joueurs qui doivent faire le travail des dirigeants.
Pour le Nigeria, cela devait être l’heure de la confirmation, hélas, ils sont passés à côté. Ils ont pourtant l’habitude de participer à de grandes compétitions. Mais, ce que je trouve décevant souvent, c’est que les Nigérians ont une sorte de folie, de laisser- aller qui les handicape. Dans une compétition comme la Coupe du Monde il faut avoir des objectifs, et les Nigérians n’en ont pas assez eu. Ils s’arrangent toujours pour déclencher l’orage avant la compétition. C’est une équipe trop noncha
lante qui marque des buts et pratique un bon football qui peut être qualifié de sympathique, mais cela ne suffit pas tout le temps. Il faut plus que cela pour gagner une Coupe du Monde. Ils ont du potentiel, mais ils ont été victimes des choix de l’entraîneur qui sont largement discutables. Quant à l’Afrique du Sud, malgré l’élimination prématurée, elle m’a fait bonne impression et s’est battue avec ses moyens. C’est dommage pour ce but stupide encaissé contre l’Espagne. Mais, l’avenir est avec cette sélection qui a prouvé qu’elle a des ressources. Il faudra compter sur eux pour nous fournir du spectacle à Tunis lors de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations (Tunisie 2004).

Africafoot.com : Revenons à une récente actualité qui a passionné le milieu du football avant le début de la Coupe du Monde. Je parle de l’élection à la présidence de la FIFA. Un Africain s’est présenté à l’élection de la présidence de la FIFA . Il a perdu face au Président sortant dans des conditions assez troubles et controversées. Quel est votre sentiment?
Merry Krimau : Franchement , nous attendons tous avec impatience qu’un pays africain organise la Coupe du Monde. On attend avec impatience également d’avoir à la tête de la FIFA un Africain. Issa Hayatou s’est présenté, c’est très bien, même s’il a perdu sur le terrain, pour moi c’est une victoire. Nous avons eu un candidat à la Présidence de la FIFA, qui l’eut cru ? L’Afrique a le malheur de se combattre elle-même, comment imaginer que les présidents des fédérations nationales africaines puissent bondir Hayatou et faire le choix de Blatter ? J’ai retourné la question sous tous les angles et j’ai pas compris. Je me suis dit, Merry, seul la faim peut pousser un homme à pactiser avec le diable. C’est vrai qu’autour de Sepp Blatter il y a beaucoup d’histoires, les unes plus sordides que les autres, mais vous savez aussi que dans le football il y a souvent des histoires d’argent qui n’aboutissent à rien et personne ne va en prison, sauf Tapie qui a payé pour un système qu’il n’a pas inventé. Issa Hayatou s’est présenté pour être président, cela veut dire déjà qu’il y a une reconnaissance du football africain et que nous sommes une force avec 52 fédérations. Je ne comprend pas mes frères africains, c’est une honte, nous devons avoir honte. De toutes les façons, c’est toujours l’Europe qui gagne et l’Afrique qui perd. J’espère que tout cela changera un jour. J’espérais pour ma part qu’Issa Hayatou allait gagner. C’est un homme qui défend des valeurs, celles de l'Afrique, et il avait raison car pour le moment nous n'avons pas eu de Coupe du Monde et l’Afrique n’a toujours pas de poids. Ce serait une bonne chose si un jour un Africain accédait à la tête de la FIFA. Je souhaite qu’Issa se représente dans quatre ans. Il faut persévérer. A défaut d’organiser une Coupe du Monde et surtout de la gagner, faisons tout pour la diriger, Hayatou avait l’occasion de le faire et l’Afrique a refusé de lui donner une chance, car sur 52 fédérations, j’ai appris que seules 12 lui ont donné leurs voix. Où va ce continent ? Avons-nous un avenir ? Je crois que nous traînerons nos tares comme un boulet attaché au pied.
Africafoot.com : Mais, si on s’en tient aux récentes décisions du Comité Exécutif de la FIFA, en 2010 la Coupe du Monde sera africaine. Le Maroc sera-t-il candidat à l’organisation de cette compétition malgré l’échec pour 2006 face à l’Allemagne? Si c’est le cas et si on vous demande de continuer à apporter votre contribution pour aider le comité de candidature et de candidature du Maroc, répondrez vous présent?
Merry Krimau : Sincèrement et sans prétention, si on me sollicite pour l’organisation de cette Coupe, je peux le faire. J’en ai les capacités. J’ai la volonté et l’expérience nécessaires. Mais, vous savez que la décision n’appartient ni à vous, ni à moi. S’ils la donnent à certaines personnes que je connais, cela ne marchera pas. L’erreur de l’Afrique et du Maroc, c’est que les gens qui ont essayé de vendre la candidature du Maroc pour 2006 n’étaient pas à la hauteur. Pour une compétition de l’envergure de la Coupe du Monde on ne doit pas tricher. On ne peut pas tricher. Pour avoir une Coupe du monde, il faut treize terrains et pour faire un terrain il faut compter 7 milliards de Francs. Au Maroc, on a deux terrains : Casablanca et Rabat. Pour pouvoir organiser la Coupe faites le compte vous-même. Et puis, si on recommence à donner la conduite des opérations à des gens qui ne connaissent rien au football on va pas y arriver. J’estime qu’il y a des gens qui connaissent le football et qui sont capables de mener les choses à leur terme avec professionnalisme. Si on fait une Coupe du monde, il faut construire les terrains et il faut commencer tout de suite si on veut être prêts. Si l’Afrique veut faire une Coupe du Monde il faut jouer le jeu, il faut se donner les moyens. En tant que Marocain, je constate qu’on a joué sur beaucoup de choses du Maroc mais on n’a pas donné les possibilités d’avoir des terrains et des moyens. En France pour la Coupe du Monde on a refait des stades pour les adapter aux normes. Je garde espoir qu’en 2010 la Coupe du Monde soit sur le continent africain. Mais attention il y a le Brésil qui veut la Coupe du monde 2010, il ne faut pas l’oublier. C’est un concurrent sérieux !
Africafoot.com : Mais quelle est la position officielle du Maroc ?
Merry Krimau : Le Maroc a demandé l’organisation de cette Coupe et le Roi a soutenu sa candidature. Mais, il faut qu’autour du Roi, le peuple, les entreprises et tous les gens qui veulent investir dans la Coupe du monde s’unissent. Et puis il faut régler ce problème de stades, qui est fondamental. A part l’Afrique du Sud, actuellement tous les pays africains sont en retard. Dites-moi, qui en Afrique a aujourd’hui 13 terrains du niveau de la Coupe du Monde ? Alors, avant de présenter sa candidature, il faut réfléchir à cela, en Europe, ils prévoient et prennent des garanties, en Afrique, nous attendons le dernier moment pour s’activer. C’est pour cela que nous voyons des stades sur le continent qui n’ont pas le temps de voir le béton sécher que l’on entasse déjà des spectateurs dessus. Partout, des stades sont à l’abandon sur le plan entretien mais tous les week-ends, des rencontres de football se jouent dessus.
Africafoot.com : Quel est le pays qui peut faire l’affaire en l’état actuel des choses?
Merry Krimau : L’Afrique du Sud est prête parce quelle a tous les moyens et surtout les infrastructures. Elle a d’ailleurs organisé la Coupe du Monde de rugby. Mais, en dehors de ce pays, je ne vois aucun autre candidat crédible. Si aujourd’hui honnêtement on travaille, qu’on investit, on sera prêt. Sincèrement on peut le faire si on nous donne les moyens. Le Maroc peut y arriver, mais il faut que tout le monde soit mobilisé. Il faut travailler. L’Afrique est un continent de football et les meilleurs joueurs africains sont dans toute l’Europe, dans les plus grands clubs. Pourquoi ne pourrait–on pas organiser une Coupe du Monde? Il ne faut pas être perdant il faut être gagnant. Cela a toujours été ma philosophie.
Africafoot.com : Quand nous vous entendons parler ainsi nous sommes contents. Joseph Antoine Bell a déclaré que l’on ne peut pas gagner une Coupe du Monde avec des joueurs qui jouent à… Sedan. Pour lui, les équipes africaines en Coupe du Monde ne sont pas compétitives. Qu’en pensez-vous ?
Merry Krimau : Joseph Antoine Bell est quelqu’un que j’admire, qui parle franc même s’il se trompe énormément. Quand vous regardez Patrick Viera ou Claude Makélélé vous ne pouvez pas dire que ce ne sont pas des Africains. On ne va pas se le cacher, le meilleur joueur du monde aujourd’hui est africain. Je parle de Zidane. Et si Bell Joseph Antoine le dit, il faut savoir lire entre les mots. Il faut le comprendre, il est sensible, il veut défendre l’Afrique mais il est déçu, notamment par le Cameroun où il y a toujours des problèmes. Je ne vois pas pourquoi on nous rabat toujours les oreilles avec une aide éventuelle, qu’on va tout nous apporter ! On peut gérer le football africain nous-mêmes car notre football est souvent géré par les autres. Ce n’est pas normal ; est-ce que nous Africains gérons le football français ? Notre football est notre destin il faut le prendre en main. Ne le laissons pas aux autres. Beaucoup n’ont rien à faire à la direction de notre football et ils le savent, je prône la compétence et non la médiocrité dont font preuve les responsables actuels du sport en Afrique. Trop c’est trop ! Et là, Joseph Antoine Bell a raison.
Africafoot.com : Et avoir des entraîneurs africains…
Merry Krimau : Bien sûr… Mais on les a ! Il faut arrêter de nous rappeler qu’on n’a pas les diplômes. Mais qu’est-ce qu’ils connaissent au football africain, ces gens qui parlent tout le temps ? On voit un entraîneur étranger pour le Cameroun, et pour le Maroc c’est pareil. Antoine voulait se présenter à la présidence de la fédération camerounaise de football, il a eu tous les soucis du monde. On l’a éjecté. C’est un système fermé. Je ne vois pas pourquoi Joseph Antoine Bell ou Roger Milla aujourd’hui ne pourraient pas être président de fédération. Pour quelle raison ? Au contraire, je serais content. C’est pour cela qu’il faut nous respecter nous-mêmes. Il faut nous donner notre chance. Le Maroc a été colonisé mais maintenant c’est fini. C’est le cas de tous les pays africains. Alors…c’est le retour des colonisateurs sur le continent ? Qui a dit que nous sommes incompétents à ce point ? Je connais des entraîneurs locaux qui sont capables de diriger nos sélections nationales sans problèmes, tenez, Jean Paul Akono a bien travaillé et a été mal récompensé. Au fait combien d’entraîneurs africains dirigent en Europe ? Aucun.
Africafoot.com : Quand vous défendez Joseph Antoine Bell par rapport à ses nombreuses prises de position, nous vous comprenons, mais aujourd’hui il fait le contraire de ce qu’il proclame dans les médias ; puisqu’il a notamment pris position pour Sepp Blatter alors que vous-même espériez l’élection d’Issa Hayatou.
Merry Krimau : Je comprends. Mais, je pense que Bell est un déçu. Il a vu et entendu beaucoup de choses. Personnellement je ne vois pas pourquoi je défendrais Sepp Blatter. Je ne me vois pas en train de le faire. Si aujourd’hui un Africain se présentait, qu’il soit Camerounais ou d’un autre pays je le soutiendrais. Attention Antoine tient ces propos dans une certaine optique. Il veut faire réagir les gens. Il faut le comprendre et parfois, il faut lui donner raison. On ne lui donne pas raison aujourd’hui parce que le football africain est manipulé par d’autres personnes. Si aujourd’hui on avait donné un poste dans le football camerounais à Joseph Antoine Bell, il n’aurait pas voté pour Sepp Blatter, mais pour Issa Hayatou. Mais Antoine est mis à l’écart comme d’autres. Et je dis ça suffit. On en a marre. Je défend l’Afrique mais j’en ai marre d’entendre que des personnalités arrivent en Afrique en disant : on va vous aider. On a du potentiel mais il y a des manipulations, c’est pour ça que Bell est déçu. Je le comprends parfaitement en tant qu’ancien footballeur.
Africafoot.com : Nous avons présenté une émission consacrée au football africain pendant le Mondial asiatique sur Africa N°1 (107.5), vous avez été l’un de nos premiers invités. Merry Krimau serait-il disposé à participer à la prochaine qui démarre en Septembre chaque fois que l’on fera appel à lui ?
Merry Krimau : Ce n’est même pas une question qui se pose, je suis africain, l’Afrique je la connais, j’ai fait le tour du continent en tant que footballeur. J’ai partout des amis en Afrique, donc aujourd’hui je donne la priorité à Africa N° 1. Pour tous les sportifs africains la priorité c’est l’Afrique. Je dis oui parce que c’est normal, c’est une radio africaine qui a de l’audience en Afrique. L’Afrique c’est la spontanéité, l’amitié, le respect et la fête. J’espère que votre émission sera comme cela tout le temps. Le public sportif du continent doit savoir ce qui se passe, vous savez, ils sont loin nos frères, nos parents, seule une radio comme la vôtre rapproche les uns et les autres. Je souhaite qu’une émission comme celle-ci vive afin que des anciens comme nous puissions apporter ce que nous savons, ce que nous avons surtout appris ici au continent. Avoir des personnalités du football africain et mondial comme Tokoto Jean Pierre, Sarr Boubacar, Adjovi Boco, Marius Trésor, et bien d’autres sur Africa N°1, est un plus et tous les jeunes footballeurs africains devraient donner leur priorité à cette radio. Vous savez, quand je jouais au football, dès que je voyais un journaliste africain à la sortie des vestiaires, je lui accordais la priorité et ensuite seulement je me tournais vers l’autre presse. J’en profite d’ailleurs pour vous encourager à persévérer dans cette voie.
Africafoot.com : Merry Krimau, merci d’avoir accepté notre invitation.
Merry Krimau : C’est moi qui vous remercie de l’intérêt que vous portez à ma modeste personne.
Entretien réalisé par Jacques Roux à Paris

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20/07/02