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Nom : Mbonabucya
![]() Prénom : Désiré Né le : 25/02/77 A : Kigali Taille : 1,77m Poids : 76kg Poste : Attaquant Club : St Trond (Belgique) Parcours : Kiyovu Sports, Stir FC, Virunga (Congo), Interstar, FC Malines (Belgique) Sélection : Palmarès : 3 Championnats du Burundi, Finaliste Coupe de Belgique 2003. |
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| Africafoot.com : C’est la ligne droite vers la CAN, Désiré, dans quel état d’esprit se trouve le groupe des Amavubis ? | ||
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Désiré
Mbonabucya : Nous ne subissons aucune pression, notre préparation
continue et nous n’allons pas en Tunisie pour gagner la Coupe
d’Afrique
des Nations. Nous allons en Tunisie pour honorer notre pays, nous allons
apprendre et surtout vivre ce que nous avons toujours vu à la
télévision. Mais cela ne veut pas dire que nous allons
jouer les figurants, nous avons notre mot à dire dans notre groupe
et nous voulons montrer le football rwandais aux autres nations du continent.
Nous ne sommes pas une grande nation de football, nous aspirons tout
simplement à le devenir. C’est notre première participation
à une CAN et j’espère que ce ne sera pas la dernière,
peut-être que dans quelques années, nous figurerons parmi
les nations sur lesquelles on compte en Afrique. Pour nous, footballeurs
rwandais, c’est une nouvelle ère qui arrive. |
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Africafoot.com
: Votre camarade, Said Abed, nous a déclaré que pour lui
la Coupe d’Afrique des Nations a commencé depuis votre
arrivée à Marseille. Qu’en pensez-vous ? |
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Désiré
Mbonabucya :
Il a raison de le dire, car le groupe des 23 sélectionnés
est donné et c’est la première fois qu’une
sélection nationale rwandaise se déplace si loin pour
se préparer. Je n’aurais jamais pu imaginer que cela soit
possible, tout s’est déclenché après notre
qualification devant le Ghana. Je crois que c’est cela qui a lancé
la machine rwandaise. Je pense que se frotter aux grandes nations africaines
ne pourra que nous faire du bien, c’est pour cela que nous devons
travailler dur, pour être capables de suivre le rythme qui nous
sera imposé par les autres. |
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Africafoot.com
: En tant que capitaine des Amavubis, avez-vous le sentiment
que vos camarades sont prêts à affronter la difficulté
qui se nomme Aigles de Carthage, Simbas et le Sily national ? |
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Désiré
Mbona bucya
: Nous pensons énormément à la Coupe d’Afrique
des Nations, toutes nos conversations tournent autour de cela, nous
parlons des adversaires, de leurs jeux respectifs, de leurs joueurs
évoluant à l’étranger, bref, notre préoccupation
se trouve être la CAN. Beaucoup pensent que nous sommes jeunes
et sans expérience, ils se disent que nous ne ferons rien à
la CAN ; ils oublient juste que nous ne subissons aucune pression et
aucun souci. Si nous sommes battus, ce sera un fait normal, mais si
nous gagnons, ils parleront d’exploit… nous sommes les seuls
à savoir ce que nous valons et ce que nous sommes capables de
faire dans ce genre de circonstances. Nous sommes bien physiquement,
nous irons donc en Tunisie pour jouer au football, nous ne sommes pas
des touristes à la découverte de ce beau pays, nous venons
plutôt découvrir ce que les autres nations ont à
nous offrir dans le domaine qui est le nôtre. |
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| Africafoot.com : Depuis que vous êtes en France, la presse vous a t-elle approché ? | ||
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Désiré
Mbonabucya : Oui, régulièrement, nous avons droit
à un petit encart dans la presse locale, selon l’actualité,
mais je dois avouer que nous accordons très peu d’interviews
depuis un papier abominable rédigé par un journaliste
de l’Equipe sur notre sélection nationale. Je crois que
ce monsieur n’a rien compris au conflit du Rwanda et il a écrit
n’importe quoi sur les Amavubis. Je n'ai pas envie d'évoquer
son nom car il a été bas. Bref, il a laissé entendre
dans ses écrits qu’il y avait en sélection la présence
de pourvoyeurs de génocides, il a essayé de relancer le
conflit entre Hutus, Tusti, voire Toha, je crois qu’il s’est
trompé de chemin, car en sélection nationale, il n’y
a que des Rwandais et seul l’appartenance à cette nation
est primordiale, pas ce qu’il a laissé entendre dans le
journal. Et je me demande comment un quotidien aussi sérieux
peut laisser écrire des énormités de ce genre.
Que veulent-ils ? Relancer la guerre au Rwanda ? Je ne comprend pas
ce qui le motive, sauf s’il est important pour lui de parler de
la guerre dans un quotidien sportif. Au fait, pourquoi ne parle-t-il
pas dans les mêmes termes d e
ce qui se passe en Irak ? Eux aussi essayent de jouer au football, comme
nous, et si j’ai bonne mémoire, la FIFA a salué
ce retour du football dans un pays en guerre. Je crois que ce qu’il
a fait est grave et je comprends l’attitude d’un homme comme
Aimé Jacquet et dans une certaine mesure, Roger Lemerre. Je pense
qu’il n’a rien compris sur l’histoire de mon pays
et en plus de cela, la situation date de 1984 et nous voulons tous passer
à autre chose au Rwanda ; nous avons assez souffert de cet état
et nous ne souhaitons pas que ce genre de personne viennent réveiller
les rancœurs d’un peuple qui veut tourner une page noire
de son histoire. Nous sommes en train de nous réconcilier, de
construire une nouvelle nation avec une autre mentalité. D’ailleurs,
quel est le peuple qui n’a pas so n
histoire triste? Je crois qu’un Rwandais ne doit plus penser que
je suis Tutsi ou Hutu, nous sommes tous Rwandais et c’est ce qui
nous caractérise aujourd’hui, alors je ne comprends pas
de quoi il voulait parler. Il a menti en écrivant qu’il
y a une mauvaise entente entre les Tutsis et les Hutus de la sélection
nationale, est-il venu nous voir pour confirmer cela ? C’est un
journaliste français qui évoque un fait qui n’existe
pas au sein des Amavubis, je pense qu’il faut qu’il ait
la correction de s’excuser, car c’est pas juste. Je ne parlerai
plus jamais à ce journal et mes camarades non plus d’ailleurs,
car il pense plus à autre chose qu’au football qui nous
réunit tous et qui le fait vivre. Je peux confirmer ici que nous
ne parlerons plus jamais à ce journal, car il nous doit des excuses
pour avoir raconté des choses qui font mal. Nous avons appris
qu’ils seront en Tunisie, je me demande ce qu’ils viennent
chercher dans le football africain avec des comportements de ce genre,
aujourd’hui c’est nous, demain ce sera un autre pays qui
bénéficiera du même traitement. |
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| Africafoot.com : Qu’est-ce qui vous caractérise ? | ||
Désiré
Mbonabucya : Cette qualification est placée sous le signe
de l’Union, de la Réconciliation, des retrouvailles d’un
peuple et je pense que nous sommes ceux qui apportent une lueur d’espoir
dans la vie des Rwandais. Vous savez tous que nous ne sommes pas un
pays sur qui l’on peut compter dans ce domaine, mais notre peuple
seul sait ce que nous valons, c’est déjà bien ainsi.
Pour la petite histoire, notre premier match au Ghana s’est soldé
par une défaite (2-4), contre l’Ouganda à Kigali
nous avons fait match nul (0-0) et tout le monde a pen sé
que cela en était fini pour nous. Ensuite, l’Ouganda a
fait match nul au Ghana (1-1) et nous nous sommes dit que nous avions
encore notre mot à dire malgré le fait que beaucoup nous
disaient que nous pouvions aller nous promener en Ouganda, pour eux,
c’était une balade de santé. Nous avons tout eu
en Ouganda, des interruptions dues aux multiples bagarres au cours de
la partie, des spectateurs qui envahissaient le terrain à la
moindre décision de l’arbitre, bref, nous avons supporté
et tenu jusqu’au bout. Notre gardien, qui avait déposé
son sac de gants dans un coin de but s’est vu assailli par des
supporters adverses qui croyaient que ce dernier déposait des
grigris. Jimmy Gatété a été blessé
à la tête par un projectile, il a repris la partie et a
même marqué le but de la victoire. Nous avons ramené
une victoire au pays et redonné l’espoir d’une qualification
à notre peuple. Nous avions donc quatre points, le Ghana et l’Ouganda
totalisaient chacun cinq points. Il nous restait le Ghana à affronter
et nous savions qu’en remportant une victoire, cela nous ouvrirait
les portes de la qualification, il fallait donc se préparer en
conséquence, car un seul nul suffisait aux Black Stars pour aller
en Tunisie. Je ne pouvais pas jouer ce match retour à Kigali,
car j’avais deux cartons jaunes, mais j’ai tenu à
faire le déplacement afin de soutenir mes camarades. |
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| Africafoot.com : Vous êtes parti de Belgique pour assister vos camarades… | ||
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Désiré
Mbonabucya : Oui ! J’ai même participé aux
entraînements comme si je devais effectivement jouer ce match,
il y avait une très bonne ambiance au sein du groupe et la motivation
était au top. Mais il faut avouer que nous avions
peur de ce match, surtout quand on nous a annoncé la venue de
tous les professionnels ghanéens à Kigali. Ils avaient
onze professionnels et nous n’en avions que deux, personne ne
pouvaient parier sur nous ce jour-là. L’atmosphère
était lourde au stade, on sentait une forte tension et nous avons
réussi à tenir les quinze premières minutes de
la partie. Jimmy Gatété est venu libérer tout un
peuple en marquant le seul but de la rencontre, sur un centre en retrait
de Janvier, notre latéral gauche. La fête pouvait commencer,
le peuple nous a soutenu et nous avons bien joué à ce
moment-là en gardant le ballon durant toute la suite de la rencontre.
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| Africafoot.com : Je crois qu’à la fin du match, c’était la folie… | ||
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Désiré
Mbonabucya : Je crois que ce soir-là, une lumière
a éclairé le stade, le peuple était en transe,
les Dieux du stade venaient de nous récompenser, il y avait des
gens q ui
pleuraient de joie. C’était immense, j’ai compris
que quelque chose venait de se passer, tout un peuple parlait le même
langage, celui du bonheur. Je n’avais jamais ressenti cela sur
un terrain de football, fallait-il que je sois à côté
du terrain pour le comprendre ? Je ne sais pas si, en me trouvant sur
le terrain, j’aurais eu la même perception des choses. Je
crois que nous venions d’écrire l’une des plus belles
page de notre histoire depuis 1984, c’est pour cela que j’en
veux à ce journaliste qui a écrit des choses méchantes
sur notre équipe nationale et je persiste à dire que ce
monsieur n’a rien compris. Le football rwandais existe depuis
cinquante ans et nous avons qualifié notre nation pour la première
fois de son histoire à la Coupe d’Afrique des Nations,
j’y croyais pas, je n’en revenais pas, je croyais que je
rêvais et qu’à mon réveil, j’allais
retrouver la réalité. Ensuite le président Kagamé
nous a invités au palais et il nous a dit ceci : «Vous
avez qualifié la nation à sa première Coupe d’Afrique
des Nations et je vous en remercie. Vous avez fait quelque chose de
formidable, vous êtes les vrais fils du Rwanda et de formidables
ambassadeurs.» Il nous a remis la plus forte prime jamais
touchée par un footballeur rwandais, 2,5 millions de francs rwandais.
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| Africafoot.com : Vous ne venez donc de passer un cap, comme on dit, vous êtes passé de l’autre côté du fleuve… | ||
Désiré
Mbonabucya : Je ressentais
une fierté que je ne m’expliquais pas, je me sentais un
aut re
homme. Vous savez, d’habitude, c’est nous citoyens qui devons
demander une audience au président pour qu’il nous reçoive,
mais j’avais l’impression que c’est lui qui en formulait
une pour nous recevoir. Je n’imaginais pas qu’un jour je
rencontrerais le Président de la République, et là
je me retrouvais en train de danser avec Monsieur Kagamé. C’est
un homme qui aime le football et nous parlions tactique avec lui, il
nous tapait sur l’épaule en riant, il avait un mot pour
tout le monde. Je crois que si tous les présidents africains
étaient comme lui, le football ferait un grand pas sur le continent.
Je n’oublierai jamais cela. |
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| Africafoot.com : Avez-vous le sentiment que vous avez une mission en Tunisie, celle de tout un peuple qui voudrait tirer un trait sur le passé ? | ||
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Désiré
Mbonabucya : Je pense qu’il est important que nous montrions
un autre visage au monde lors de cette CAN en Tunisie. Nous devons prouver
que le football existe chez nous, qu’il a une place dans le cœur
de mon peuple et qu’en dehors de tout se qui s’est passé,
nous avons la volonté de changer les idées perçues.
Nous sommes un peuple qui a souffert et si le football peut nous apporter
la joi e
que nous avons perdue, pourquoi pas. Nous irons en Tunisie défendre
les couleurs du Rwanda, les gens devraient nous aider à oublier
ce qui s’est passé dans mon pays, plutôt que de nous
le rappeler à chaque occasion. Je crois que les victoires nous
y aideront ou du moins notre comportement à l’extérieur
nous y mènera comme il l’a fait pour d’autres pays
tels que Cuba, l’Argentine et bien d’autres. Je crois que
le football étant un grand vecteur de communication, nous pouvons
y exprimer notre volonté de changement, le peuple rwandais l’a
compris après notre qualification et l’espoir est né.
Les Européens ont une image des Rwandais qui tuent les autres,
et surtout des massacres qu’il y a eu dans mon pays, mais ce n’est
plus cela aujourd’hui. Je crois qu’à travers le football,
les Rwandais peuvent trouver une autre voie de réconciliation,
avec ce que j’ai vu à Kigali dans un stade plein où
tout le monde avait les yeux rivés sur les Amavubis. Nous avons
toujours regardé la CAN à la télévision,
y compris moi qui courais vers les écrans publics pour voir les
rencontres de cette compétition si prestigieuse à nos
yeux. Maintenant, le peuple va voir sa sélection nationale apparaître
à la télévision pour un match d’ouverture,
je peux vous dire que rien que cela me remplit le cœur de bonheur.
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Africafoot.com
: Cette image que vous venez de décrire est superbe et
je crois, mérite qu’on la raconte autour du feu sous un
baobab aux enfants. Alors, cela oblige-t-il Désiré et
ses lieutenants à remporter ce match du 24 janvier ? |
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Désiré
Mbonabucya : Nous entraînons pour ne pas être ridicules
en Tunisie. J’ai dit que nous n’avons pas l’obligation
de gagner la Coupe d’Afrique des Nations,
mais nous avons l’obligation de jouer et de produire une bonne
prestation, nous allons donc jouer tout simplement, si nous gagnons
tant mieux, mais si nous perdons, ce n’est pas grave. Ce ne sera
une partie de plaisir pour personne, sur le terrain nous sommes onze
contre onze et rien ne sera laissé au hasard, notre objectif
est de montrer que nous ne sommes pas des manchots, mais des Amavubis.
Tous les joueurs ne pensent qu’à ce match contre la Tunisie
qui nous indiquera la voie à suivre. C’est cette rencontre,
qui est importante pour le moment car le sort nous a désigné
pour l’ouverture de la CAN, est peut-être le signe du destin,
nous devons répondre présents. |
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Africafoot.com
: Le Serbo - Monténégrin, Ratomir, vous a emmenés
à votre première participation, il a déclaré
qu’il a vu naître un bébé, laissons le grandir
doucement, nous avons le temps… |
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Désiré
Mbonabucya : Je suis d’accord avec lui, mais le bébé
peut aussi montrer sa force à sa naissance. Non, je rigole !
Ce qu’a dit le coach est une bonne chose, il nous connaît
tous et je sais ce qu’il a voulu dire. Nous som mes
des novices en Coupe d’Afrique, mais je crois que le bon comportement
de nos clubs en championnats africains nous a aussi beaucoup servi et
la sélection nationale en récolte les fruits. Nous avons
une petite expérience qui nous permet de dire que l’on
peut faire quelque chose lors de ce tournoi en Tunisie. Nous sommes
encore jeunes, nous avons besoin de grandir et c’est en rencontrant
les plus grands que nous allons situer vraiment notre niveau, nous ne
demandons que cela. Nous saurons pourquoi nous nous sommes entraînés
pour aller en Tunisie, ce n’est pas pour aller assister à
un des festivals que l’on sait organiser chaque année dans
ce pays et puis ce n’est pas la saison pour faire du tourisme,
nous reviendrons certainement en été pour cela. Il y a
en Tunisie une CAN qui va se dérouler et le Rwanda s’est
qualifié sur le terrain et non sur tapis vert, ne l’oublions
pas. Nous avons aussi besoin de cette «fièvre» qui
habite ceux qui ont l’habitude d’y participer, malgré
tout, nous devons montrer que nous jouons aussi au football dans notre
pays. |
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Africafoot.com
: Les Amavubis arrivent en 2004 à la CAN pour la première
fois, savez-vous que c’est à ce rendez-vous de la faune
africaine que le sort désigne son nouveau roi ? |
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Désiré
Mbonabucya : Voilà, je vais vous dire, Amavubi veut dire
la guêpe. L’espace de chasse de l’Amavubi se trouve
être les airs et si on ne le sait pas,
la guêpe pique tous ceux qui l’agressent, alors nous sommes
toujours en train de voler et nous fondons sur notre proie au bon moment.
Nous pouvons piquer sur la tête de n’importe quel animal
sans qu’il nous voit arriver. C’est une petite bête
qui est forte quand il le faut, elle peut vous laisser des séquelles
et quand elles sont nombreuses, elles font des dégâts au
passage. Nous risquons de piquer très fort, sauf si par exemple
un Bafana Bafana nous écrase dans ses mains. Mais avant de mourir,
nous pouvons lui planter notre dard et il aura mal longtemps. Je crois
que nous allons faire une bonne prestation à la Coupe d’Afrique
des Nations et c’est aussi le souhait de notre peuple. |
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| Envoyé Spécial à Marseille,Jacques Roux |
| Réagissez... |
08/01/04
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