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Le financement du sport par les entreprises au Sénégal.

Mbagnik Diop et Promo Consulting, une nouvelle voie?
Dans les grandes nations de sport en général et du football en particulier, les entreprises nationales publiques et privées ont une grande influence dans le développement du sport. Le financement du sport repose en grande partie sur ces entreprises par le système de sponsoring, de partenariat et même de participation. Ce qui n'est pas le cas pour le Sénégal, qui occupe pourtant une large place dans l'échiquier sportif africain et mondial. Le seul sport qui bénéficie d'une attention particulière des entreprises est le football, et ce juste le temps d'accompagner un engouement populaire, en l'occurrence l'épopée de 2002 au Mali, à l'occasion de la  Coupe d'Afrique des nations de football ou de la Coupe du Monde en Corée et au Japon. Depuis, ces entreprises ou sociétés ont rebroussé chemin en se mettant à l'écart. Une situation qui a mis durant toute cette période la Fédération en grande difficulté.
Président du mouvement des entreprises du Sénégal (Medes), Mbagnik Diop a sans doute trouvé la voie du mariage entre le sport, en particulier le football, les entreprises du Sénégal et les entreprises internationales, avec la signature du contrat entre sa structure et  Promo Consulting, qui est aujourd'hui agent marketing non exclusif de la Fédération Sénégalaise de Football. Cette signature est intervenue au moment où les responsables du football veulent instaurer dès la saison prochaine le championnat professionnel avec la réforme du football. Et qui parle de cette réforme parle de moyens de financements colossaux que ces clubs engagés dans ce football doivent débourser au cours de la saison. Le seul moyen de financement possible serait l'implication des entreprises et des sociétés dans le système de partenariat et de sponsoring, ou même par la création de clubs d'entreprises, comme le Port Autonome de Dakar. Il faudrait prendre exemple sur de grands clubs, comme le Pétro Athlético de Luanda ou le Force Bank du Nigéria, entre autres.
«Ce que nous comptons faire avec la réforme en cours, c'est d'amener toutes les entreprises qui avaient tourné le dos au football local, à revenir s'investir dans la vie des clubs. Les clubs d'entreprises, c'est à la Fédération et au Ministère de les définir. En tout cas, des entreprises sont prêtes à accompagner le football. Il faut qu'on leur donne cette possibilité de création de clubs d'entreprises», a révélé Mbagnick Diop, le patron de Promo Consulting, face à la press, samedi. «Nous avons les moyens d'accompagner la fédération, nous avons un carnet d'adresse qui nous le permet ». «Nous sommes en train de sensibiliser les entreprises sénégalaises et étrangères installées au Sénégal pour qu'elles répondent à notre invitation à développer le football non amateur à travers le pays. Et nous allons créer un cadre permettant aux sociétés de s'investir dans la vie des clubs et, pourquoi pas, en être propriétaires», ajoute le président du conseil d'administration du Crédit Mutuel du Sénégal (CMS), qui vient de signer un contrat avec la Fédération à hauteur de 100 million par an. Cette initiative doit aussi s'élargir dans les autres disciplines sportives du Sénégal. L'implication des entreprises dans le sport peut être considérée comme le seul moyen de développer notre sport. Car la question des finances est l'une des difficultés majeures que rencontrent les différentes fédérations au Sénégal.

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8/10/07