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La fédération Sénégalaise de Football (FSF) au ministre des Sports, à propos de la réforme.

«La réforme que le football sénégalais s'apprête à subir n'est nullement l'affaire des clubs, ni de la Fédération, mais aussi de l’Etat». La crise du football sénégalais verra bientôt surgir un autre problème. Il s'agit de la réforme envisagée par les responsables du football sénégalais dans son ensemble. Après la sortie du ministre des sports Elhadji Daouda Faye (Photo ci-contre), la fédération s’est empressée de donner son impression sur le sujet qui entoure la sphère footbalistique sénégalais. Ce sont surtout son fonctionnement et son financement qui préoccupent les hommes de Mbaye Ndoye. Du côté du Cadre de concertation des Présidents de Clubs (CCPC), la gestion de la réforme doit être confiée à des hommes dignes, qui sont blancs comme neige. C'est tout le contraire présentement, car il est dirigé par l'un des vice-présidents de la fédération, en l'occurrence Bounama Dièye, qui est en liberté provisoire, suite à l’affaire des fonds de la Coupe du Monde 2002. «La réforme que le football sénégalais s'apprête à subir n'est nullement l'affaire des clubs, ni de la Fédération, mais aussi de l'Etat». Le comité ad hoc mis en place compte rencontrer dans les prochains jours le ministre des Sports, Daouda Faye, afin de trouver une forme à la volonté politique d'appuyer cette réforme.

Le comité ad hoc sur la réforme du football sénégalais, lors de sa première réunion, tenue avant-hier au siège de la Fédération sénégalaise de football (F.S.F), s'est préoccupé de la manière que l'Etat doit employer pour montrer qu'il adhère à cette réforme du football. «Beaucoup de gens nous disent, qu'à chaque fois que le ministre parle, il dit que la réforme, c'est l'affaire des clubs. Les gens se sont inquiets de cette manière de présenter la reforme», se désole Bounama Dièye (Photo). Avant d'ajouter: «C'est comme si on semblait dire que ce n'est pas l'affaire de l'Etat. Or, c'est à la fois l'affaire des clubs, de la Fédération et de l'Etat». «Mais, poursuit le fédéral, en première partie de la Fédération et des clubs, parce que le ministre l'a voulu ainsi».
Le président du comité ad hoc soutient que c'est lui (le ministre des Sports, Daouda Faye, ndlr) qui a envoyé un courrier à la Fédération en disant que cela doit partir de la Fédération et aller vers les clubs. «Le Comité ad hoc, avec à sa tête le président de la Fédération, (Mbaye Ndoye, ndlr), poursuit Bounama Dièye, va certainement trouver un temps pour rencontrer le ministre, pour voir dans quelle mesure il faudra trouver une forme pour manifester cette volonté politique de l'Etat d'accompagner la reforme». Selon notre interlocuteur, «une déclaration circonstanciée suivie d'une grande manifestation pour former l'opinion nationale et internationale sur la justesse de la réforme a été déjà élaborée par le comité». «Aussi, dit-il, c'est l'Etat qui devra le faire, pour permettre à tout le monde de savoir que ce n'est pas un projet que porte seulement le mouvement associatif, mais qu'il y a aussi derrière une volonté politique».

Le football sénégalais se dirige vers une mutation, notamment la création ndoyed'une Ligue professionnelle de football, fixée depuis avant-hier, pour les 5 et 6 janvier prochains par le comité ad hoc. L'installation d'une Ligue professionnelle, c'était la principale conclusion de la deuxième mission à Dakar des plénipotentiaires du groupe de travail mis en place par la FIFA et la Confédération Africaine de Football (CAF). Une deuxième visite, qui avait suivi la rencontre de Zurich du 3 décembre dernier, lorsque le ministre des Sports, Daouda Faye et le président de la Fédération sénégalaise de football (FSF), Mbaye Ndoye avaient été reçus par Sepp Blatter et Issa Hayatou, respectivement présidents de la FIFA et de la CAF. «Ce qui est intéressant, c’est que tout le monde soutient cette idée approuvée par le ministère des Sports, la Fédération, la FIFA et la CAF, de créer une Ligue qui ne soit plus celle que nous avons aujourd'hui, c'est-à-dire un véritable championnat non-amateur ou professionnel», avait déclaré le conseiller spécial du président de la FIFA, Jérôme Champagne (photo ci-contre), qui présidait unpoint de presse au siège de la Fédération, après un séjour de quarante-huit heures au Sénégal. Et d'ajouter : «Nous avons accueilli avec satisfaction l'initiative prise par la Fédération de tenir, les 19 et 20 mai prochains, un séminaire pour la création de cette Ligue. Car, «ce séminaire est important, vu le rôle de l'Etat et la volonté de la Fédération de faire émerger de bonnes réformes transcrites dans le cadre légal sénégalais, comme le ministre s'y est engagé», précisait Jérôme Champagne.

Des hommes dignes pour diriger la réforme selon le C.c.p.c.

La réforme du football sera confiée à des «gens dignes de confiance» et «ayant des mains propres». En substance, c’est ce qu’a laissé entendre le Cadre de concertation des présidents des clubs, lors d’un point de presse tenu hier au stade Demba Diop. Les camarades de Momar Ndiaye disqualifient d’office l’actuelle Fédération sénégalaise de football, dont certains sont déclarés persona non grata au sein de la future Ligue professionnelle. La réforme tant attendue, et devant déboucher sur la mise en place d’une Ligue professionnelle de football au Sénégal, ne dépend plus que de l’Etat. C’est ce qu’a laissé entendre le Ccpc, qui a tenu un point de presse hier. Le Cadre déclare que cette réforme est la seule voie de salut pour sortir le football de l’ornière. Mais d’ores et déjà, les camarades de Momar Ndiaye disqualifient la Fédération sénégalaise de football. «Nous n’avons plus confiance en la Fédération. Les dirigeants ont fini par nous prouver qu’ils ne sont pas sérieux, dixit Momar Ndiaye, qui déplore la «tortuosité» des camarades de Mbaye Ndoye. «Ils prennent des engagements aujourd’hui pour se déduire demain», soutient-il. «La réforme aura lieu et elle ne se sera pas gérée par la Fédération. L’instance fédérale va plutôt s’occuper du championnat amateur», indique le président de la Jeanne d'Arc, qui ajoute «Nous sommes dans le comité ad hoc, mais nous n’allons pas accepter n’importe quoi».

Momar Ndiaye garantit aussi que «Tous les clubs membres du C.c.p.c vont prendre part au championnat professionnel parce que, estime-t-il, ils sont capables de remplir le cahier des charges». «Un cahier de charges, précise-t-il, qui sera calqué sur les réalités sénégalaises». Embouchant la même trompette, Augustin Senghor fait remarquer que «Le véritable enjeu n’est pas la descente en division inférieure mais plutôt, souligne-t-il, d’aller vers le renouveau du football sénégalais». «Nous n’acceptons pas de jouer dans les mêmes conditions que celles qui prévalent actuellement. Il faut des changements au niveau de la structure fédérale et une mise en place d’une Ligue professionnelle. Il nous faut des profils pour les dirigeants, basés sur des critères prédéfinis», indique le président de l’US Gorée.

Revenant à la charge, Momar Ndiaye soutient que dans cette Ligue, «Il n’y aura que des gens aptes et dignes de confiance». «N’importe qui n’y sera pas admis » précise le président de la «Vieille dame», qui est d’avis que «L’Etat doit mettre la main à la poche pour accompagner le football». Il demande aussi l’arrêt du pilotage à vue, dans lequel excelle la Fédération nationale. «Nous sommes incapables de donner des informations justes à des clubs partenaires pour qu’ils viennent superviser». Enfin, Me Augustin Senghor a révélé que la procédure de saisine du Conseil d’Etat est en marche. «Nous avons fait le nécessaire. La requête est en instance. Nous ne nous laisserons pas piéger. Pour l’arrêté, il faut que nous obtenions notification des décisions prises du Comité directeur».


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3/08/07