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Un Mercredi saint pour le football sénégalais
C'est ce mercredi 31 octobre que tous les dossiers des clubs de première et seconde division désireux de prendre part au championnat non-amateur devraient être déposés sur la table du Comité ad hoc en chargé de ladite réforme. C'est la date butoir qui avait été avancée par le comité chargé de la réforme. Ce mercredi, on pourra peut-être se réjouir d'avoir transformé en acte concret des idées de nos anciens dirigeants, qui ont souvent émis l'idée de moderniser le football de leur pays. Après Lamine Diack, au début des années 1970, puis Elhadji Malick Sy Souris en 2003 et Bounama Dièye en 2007, la constitution d'un football non-amateur a taraudé pendant longtemps les esprits, sans que cela ne soit réalisé. Et comme disait l'autre, «au Sénégal, ce ne sont pas les idées qui manquent, mais c'est comment les concrétiser».  Pour moderniser ce football sénégalais, tout a été écrit ou dit, mais tout reste à faire.
Aujourd'hui, il convient de souligner que c’est là la troisième tentative de l'histoire du football sénégalais. Après celle de Lamine Diack, Daouda Faye avait proposé une réforme au lendemain du fiasco de Sénégal 92, inspirée «des modèles tunisiens et français en particulier», avait précisé Bounama Dièye, le président du comité ad hoc, qui reste pessimiste quand à la réussite de cette réforme de 2007. On note, dans ces textes dits de la rupture, six titres. Dans le premier intitulé Dépositions générales, le comité ad hoc tient d'abord à préciser les conditions de participation à ce championnat de football professionnel, les modalités de gestion administrative et financière des clubs concernés et enfin, les sanctions prévues en cas d'infraction.
Programmé à partir de l'exercice 2007-2008, comme indiqué à l'article 2, le championnat de football professionnel est «réservé aux clubs qui remplissent les conditions du présent cahier des charges». Deux ligues (L1 et L2) sont prévues, comme en France. Elles seront constituées d'un nombre de clubs déterminé «a priori par des critères sportifs», précise le cahier de charge à son article 4. Le deuxième titre traite des conditions de participation au championnat de football professionnel. Dans ce chapitre, l'article 5 énumère les obligations soumises aux clubs pour disputer les joutes de l'élite. En plus de l'engagement à «respecter les règlements de la FSF et de la Ligue», les clubs doivent remplir les critères sportifs édictés. En clair, «être un club de Division 1 ou Division 2».
Sur le plan administratif, les pensionnaires de ces championnats professionnels doivent êtres organisés sous forme de sociétés commerciales, conformément au traité de l'Ohada. Les clubs sont également tenus «de disposer d'un stade fonctionnel doté d'un terrain réglementaire». Par réglementaire, l'article 5 entend un terrain «gazonné, stabilisé ou synthétique». Une exigence qui risque fort de plomber les dossiers de plusieurs clubs. Mais Bounama Dièye rassure, en insistant sur le terme « disposer » d'un stade. Le président du comité ad hoc, fait «la différence entre disposer d'un stade et posséder son propre stade», tout en faisant référence aux textes (voir ci-dessus). Et justement, sur le terrain, les clubs sont tenus de se présenter à toutes les catégories, mais aussi de disposer d'un staff médical «dirigé par un médecin spécialisé en médecine sportive ou agréé par la commission médicale de la F.S.F».
Outre l'engagement d'un permanent pour la gestion des dossiers administratifs, un comptable est requis pour tenir la comptabilité des fonds. À défaut, les clubs sont tenus de «travailler avec un cabinet comptable agréé» par la FSF. Par ailleurs, «une liste de dix-huit (18) joueurs au moins et de vingt et cinq (25) joueurs au plus, sous contrat, avec copie de leur contrat d'assurance couvrant les accidents corporels trente (30) jours avant l'ouverture de la saison» est aussi réclamée par le cahier des charges. Disposer d'un siège fonctionnel avec les accessoires indispensables pour la communication et d'un compte bancaire ou postal, sont les autres exigences à remplir. À son article 8 alinéa 3, le texte indique que les clubs sont tenus de présenter un plan «détaillé de financement» de leur budget prévisionnel. Et dans ce budget, «au moins 10%" doivent être consacré à la formation».
Pour les besoins d'un contrôle, les clubs sont tenus d'adresser à la Ligue leurs «états financiers simplifiés», au plus tard le 31 décembre de chaque année (article 10). Avec cette réforme, il sera installé deux ligues pour s'occuper du football sénégalais. Mais Momar Ndiaye, le président de la JA et membre du Cadre de concertation des présidents de clubs, avait soutenu que dans cette Ligue, «Il n'y aura que des gens aptes et dignes de confiance. N'importe qui n'y sera pas admis ». Il est d'avis que «L'Etat doit mettre la main à la poche pour accompagner le football». Il demande aussi l'arrêt du pilotage à vue, dans lequel excelle la Fédération nationale. «Nous sommes incapables de donner des informations justes à des clubs partenaires pour qu'ils viennent superviser».

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31/10/07