Crise au sein de la FTF: les présidents des ligues et clubs doivent asseoir leur autorité.

Rodrigue Ahego à Cotonou.

Le football togolais piétine et ne répond pas aux attentes de la population qu’il a réussi à réconcilier après la crise socio-politique qui a secoué le peuple togolais il y a environ trois ans. Pour dans un premier temps répondre à ce manquement, la FIFA a tenu à organiser un congrès extraordinaire qui a vu l’élection d’un nouveau bureau exécutif, qui était censé mettre définitivement fin à la crise, mais hélas, il n’en fut rien !

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les manifestations de nuisances au football togolais et de bouleversement de la paix nationale ont refait surface. On se demande pourquoi…Les mêmes figures ayant fait sombrer la barque de l’ex-président Rock Gnassingbé ont réapparu dans cette nouvelle structure, polluant l’ambiance qui régnait dans la famille du football, empêchant ainsi l’évolution du pays en la matière. Que cherchent-ils ? Quels buts poursuivent-ils ? Nous nous le demandons toujours... Un voleur ne perd jamais son titre, ni sa détermination, ni son talent. Soucieux de ce problème qui mine le développement du football togolais et qui entache sans cesse le Togo, conscients que tout problème a une solution, nous croyons urgent aujourd’hui d’attirer l’attention des présidents des ligues et clubs mandatés par ceux-ci pour conduire à bon port le cortège de fairplay qu’est le football, de faire preuve de leur autorité dans la gestion de la crise incessante qui secoue le football togolais depuis la Coupe du Monde Allemagne 2006, il y a deux ans. Ce sont qui y perdent énormément.

«Quand deux éléphants se querellent, ce sont les herbes qui souffrent». Il est important pour nous à ce jour de rappeler que lors du récent congrès statutaire de la Fédération Togolaise de Football (FTF), le président actuel de la FTF a signifié, au moment où la sueur a pointé dans la discussion contradictoire sur les lignes de l’article qui stipule que seul le président est élu (une proposition à l’époque du général Adam Seyi Mémène, 1er vice-président de la CAF), je cite «Chers présidents des ligues et clubs, le destin du football togolais est dans vos mains, ne regardez pas les visages des uns et des autres, ni vos intérêts personnels, regardez l’intérêt, rien que l’intérêt du football togolais». Ils avaient à l’époque peut-être mal compris le président, pensant qu’il cherchait à usurper une place. Ils avaient catégoriquement négligé la véracité de ce propos du général qui, quelque part, contribuait à la résolution des problèmes qui ne font que faire reculer le football togolais vers des zones obscures. Aujourd’hui, le piquet bien taillé se dresse contre eux et ils se tordent de douleur, se posent beaucoup de questions sans réponses convaincantes.

C’est ainsi que pour l’intérêt du football togolais, vous êtes aujourd’hui appelés à y voir clair, de par des analyses très approfondies, afin de prendre sans hésitation, une fois pour toutes, une bonne décision favorable au football national, sans compter ce que vous allez y gagner aujourd’hui. Le Bénin voisin a vite compris et a désormais mis en place un système d’émergence du sport national, après avoir constaté qu’il piétinait. Le Ministre de la Jeunesse des Sports et des Loisirs, Galiou Soglo, a initié un forum national sur le sport au Bénin, après avoir constaté ce qui n’allait pas. Pourquoi pas le Togo, où nous avons un Ministre qui ne s’y connaît guère ? Le mieux pour lui serait d’apprendre de son homologue béninois, plutôt que de contribuer à l’aggravation de la situation, en pesant aveuglément sur l’un des plateaux de la balance, faute d’incompétence.

zSi son Excellence Galiou Soglo ignore tout ce qui se dit de mal de lui et met en jeu ses relations familiales, c’est pour l’intérêt national. Pourquoi Antoine Folly ne peut-il pas en faire autant, afin d’aider à résoudre cette crise ? Pour son excellence Galiou Soglo, «Je ne crains pas que mon nom soit vilipendé dans les journaux», a-t-il déclaré. Le vrai séducteur aujourd’hui au Bénin, c’est lui. Il a vite compris et s’est levé tôt. L’imiter ne serait pas une faiblesse, c’est pour la défense de l’intérêt national. Vous n’avez pas besoin de compter ce qu’ils vous offriront pour défendre leur dossier. Jésus avait dit à ses apôtres «Ils viendront chez vous déguisés en agneaux, ne les écoutez pas. Ils vous diront qu’ils sont le Messie, identifiez-les par leur fruits, car c’est pour leur ventre qu’ils œuvrent». Aujourd’hui, ce n’est plus Jésus, mais le football togolais, l’intérêt national. N’oubliez surtout pas que «les mêmes causes produisent les mêmes effets». «Qui veut t’offrir un chapeau doit avoir une tête capable de le porter». C’est peut être l’occasion de fredonner quelques couplets de l’ancien hymne national togolais: «Ecartons tout mauvais esprit qui gène l’unité nationale, combattons le tout comme l’impérialisme; les règlements de compte, la haine et l’anarchie ne font que freiner la révolution…»


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18/04/08