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Francis
SALA NGOUAH-BEAUD : "Je ne pense pas que Hayatou divise L’Afrique,
il y aurait longtemps que les fédérations se seraient
soulevées pour lui demander de quitter ses responsabilités"
Envoyé spécial à Johannesburg, Jacques Roux |
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Francis SALA NGOUAH-BEAUD, journaliste chevronné,
a présenté le journal
de 19 heures 45, du lundi au vendredi, et le débat POINT DE VUE
le dimanche au Gabon. Les grands sujets de l'actualité, couverts
à travers l’Afrique et le monde étaient son dada.
Entourés d’invités prestigieux. Francis a exercé
pendant de longues années son métier de journaliste au
Gabon. Sur Africa N°1, la radio africaine, il a occupé le
poste de Directeur Général Adjoint de la chaîne
de télévision gabonaise TV+; il fut le Président
de l’Association des Journalistes Sportifs Gabon ais
(AJSG) et en est resté le Président d’Honneur. Il
fut remplacé au poste de président de l’ASJG par
Hyacinthe Mba Allogo. Il occupe à ce jour le poste de Senior
sports Presenter, French à TV AFRICA, et est en poste à
Johannesburg (Afrique du Sud). Africafoot.com l’a rencontré
au soir de la cérémonie des Awards du Football africain,
et il nous a livré ses impressions sur le devenir de ce sport
sur le continent. Il faut reconnaître que Francis est resté
le même: le verbe est dur, la vision juste et l’aisance
de l’expression toujours présente; Francis est égal
à Sala Ngouah-Beaud. Entretien. |
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Africafoot.com
: Après de multiples déplacements dans différents
organes de presse, notamment Africa n°1, vous vous retrouvez aujourd’hui
en Afrique du Sud à TV Africa, plus précisément,
comment vous sentez-vous dans ce pays, loin de votre terre ? |
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Francis Sala Ngouah-Beaud
: D’abord, je voudrais vous remercier, parce que ça
fait toujours plaisir de retrouver et de rencontrer des gens qui partagent
la même passion que vous pour le sport africain, pour le football
africain. Il est toujours agréable de voir des hommes qui se
battent depuis des années pour la promotion du football de notre
continent, comme vous-même le faites si bien. Je constate qu’il
existe encore des volontés qui lui accordent de l’importance
et qui savent que ce football mérite d’être soutenu
et entraîné. Ses principaux acteurs également méritent
d’être soutenus de la meilleure manière possible.
De toutes les façons, si nous Africains ne le faisons pas, ce
ne sont pas les Européens ou autres qui le feront. Je tiens à
dire ici que vos analyses et critiques sont de bon augure et qu’elles
devraient faire avancer les choses, sauf pour ceux qui ne servent pas
le football, mais s’en servent plutôt. Pour revenir à
votre question, je me sens bien en Afrique du Sud et je ne m’en
plains pas. Il est vrai que je suis loin de chez moi, et que le pays
me manque énormément, mais il faut gagner sa vie, et nous
sommes obligés d’aller là où le métier
nous dirige. La vie est ainsi faite, et se retrouver là où
l’on est reconnu est très important et très valorisant
pour tout homme. J’ai reçu une proposition des responsables
de TV AFRICA et j’ai saisi l’opportunité qui m’avait
été offerte d’exercer mon métier de journaliste.
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Africafoot.com
: Vous l’avez dit, il est important est de se retrouver
dans un environnement, un milieu qui vous apporte de la reconnaissance.
Vous essayez d’apporter votre modeste expérience de professionnel
pour coopérer davantage encore au renforcement de cette amitié
entre peuples africains, et au développement du football africain,
du sport africain d’une manière générale.
Justement, en parlant du développement du football du continent,
voyez-vous l’avenir du football africain à travers une
soirée comme celle-ci, ou est-ce juste un camouflage, l’arbre
qui cache la forêt ? |
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Francis
Sala Ngouah-Beaud : Jacques, très honnêtement, on
peut être un peu déçu par la force globale, autrement
dit par la manière dont est menée l’opération,
peut-être qu’on aurait pu y mettre un pe u
plus de professionnalisme, en impliquant davantage des personnes qui
peuvent apporter un plus à l’organisation de ce genre d’événement.
Mais je dois avouer que depuis un certain nombre d’années
déjà, cette cérémonie des oscars du football
africain a su démontrer qu’elle prenait de l’ampleur,
et il y a encore quelques petits réglages à opérer.
Il est très important de voir que la famille du football africain
les politiques, la société civile et les médias
sont présents. Il est essentiel que tout le monde se sente un
peu concerné par cette cérémonie, parce que vous
le savez autant que moi, le football africain ne peut réellement
décoller et rivaliser avec les footballs d’autres continents
que s’il y a cette conjonction d’esprits, de moyens et de
logistiques. D’où l’importance de ce genre d’événement,
pour que les autres n’oublient pas que nous existons, qu’il
faut compter avec nous, et surtout que le football africain a encore
de beaux jours devant lui, et qu’il va se bonifier davantage.
Il faut que notre football arrive à gommer l’amateurisme
de ses dirigeants, car seul le professionnalisme nous permettra de tutoyer
les grandes familles de ce sport. |
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| Africafoot.com
: Les politiques sont là, les dirigeants sont représentés,
mais les grands absents sont les footballeurs qui sont très peu
représentés. Nous n’apercevons que les nominés,
mais ne remarquons pas, par exemple, les anciens Ballon d’Or du
continent... |
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Francis Sala Ngouah-Beaud
: Je crois qu’il est effectivement nécessaire de
le souligner. On peut aujourd’hui organiser des manifestations
de cette nature, mais on a l’impression simplement qu’on
vient assister à un festival avec musique, ambiance folklorique .
Ceci peut-il effectivement concourir et contribuer véritablement
à créer cette dynamique, qui pourrait entraîner
et faire évoluer positivement le football africain? Je dirai
raisonnablement qu’il serait important par exemple d’associer
à cette gloire du football africain ceux qui l’ont rendu
noble et respectable ; de montrer que nous ne les oublions pas, que
nos anciennes gloires sont importantes à nos yeux, et que nous
pouvons toujours puiser auprès d’eux la somme d’expérience
qu’elles ont su accumuler... Non seulement pour permettre à
leurs jeunes frères qui sont aujourd’hui sur les terrains,
mais également aux dirigeants du football africain, d’appréhender
l’instant des choses, car la vérité - et c’est
malheureusement un constat qui n’échappe à personne
– est que bien
souvent nous ne rencontrons que des dirigeants de fédérations,
des dirigeants de clubs; sont-ils venus pour parler du sport, du football,
beaucoup plus qu’ils ne le servent ? Si on pouvait motiver davantage
les anciens footballeurs, les anciennes gloires, à prendre en
main les destinées de ce football africain, je crois qu’on
aurait beaucoup à y gagner. Le Président Hayatou l’a
déjà tenté, en appelant certains grands noms dans
une commission, à l’image de Abéga Théophile,
Japhet Ndoram, François Mpélé. Mais le mouvement
devrait s’amplifier, les anciens footballeurs, les anciennes gloires
devraient spontanément apporter leur expérience, et se
mettre au service du football africain. Si aucun mouvement ne naît,
aucune considération ne leur sera donnée. |
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| Africafoot.com
: Encore faudrait-il que les responsables des fédérations
nationales les acceptent… |
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Francis
Sala Ngouah-Beaud : Il pourrait là y avoir un point d’interrogation.
Il est vrai qu’il existe toujours cette hantise de voir arriver
les anciennes gloires dans le milieu très fermé du football.
Il est
aussi vrai, malheureusement, qu’il y a d’autres considérations
qui dépassent la simple perception du sport et du football de
haut niveau, et qui commandent ; que certains hommes «politiques»
dirigent ce football-là. C’est une autre question, mais
je crois qu’on ne fait pas d’omelette sans casser d’œufs,
il faut aussi que les sportifs se mobilisent véritablement dans
une association comme la CAF. Je ne crois pas qu’ Issa Hayatou
leur fermera la porte, car c’est un homme assez ouvert qui donne
la priorité à ce qui est bon pour le football du continent.
C’est un homme qui se bat énormément contre tous
ceux qui s’attaquent à l’identité de notre
football. Il sait conserver les acquis et il est impitoyable avec tous
ceux qui s’acharnent à le détruire. Je crois qu’il
a de lui-même pensé à intégrer les anciennes
gloires qui peuvent apporter des idées. De ce côté,
nous n’avons pas de leçons à lui donner. |
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Africafoot.com
: Au fait, je ne sais pas si vous l’avez remarqué,
mais le dîner est déjà servi. Ne devrait-on pas
d’abord désigner les vainqueurs, et ensuite seulement passer
à table ? C’est le contraire à cette cérémonie
; est-ce africain? Quelle explication peut-on y donner? |
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Francis
Sala Ngouah-Beaud : Oui, ça peut paraître anachronique,
et ce que vous dites est exact. Peut-être que c’est pour
essayer de
rendre moins insupportable l’échec qui suivra. Je crois
effectivement que tout ceci montre l’expérience qu’il
reste à acquérir, et vous qui plaidez pour ce football,
vous qui avez un média qui se porte très bien et qui est
suffisamment écouté, il vous appartient aussi d’amener
les responsables de la Confédération Africaine de Football,
les responsables du football, les sponsors qui aident à la promotion
du football à mieux comprendre les questions d’organisation,
pour que nous ne soyons plus tellement loin des niveaux atteints par
les autres continents. Mais nous allons nécessairement y arriver
par la force des choses ; j’ai confiance en notre football. |
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Africafoot.com
: Je vais vous poser la question fatale. Nous allons sortir un
peu du sujet de cette cérémonie. Il s’agit de choses
vraies, qui vont nous miner et nous accaparer bientôt, à
savoir la candidature de Ismail Bhamjee, le Botswanais qui s’oppose
à Hayatou aujourd’hui pour le poste tant convoité
de président de la CAF. Comment voyez-vous ce soulèvement
au sein même de la maison ? |
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Francis Sala Ngouah-Beaud
: Lorsque je suis allé présenter mes civilités
au pr ésident
Hayatou, je l’ai effectivement taquiné sur la question
: "Alors, Président, c’est peut-être votre
dernier mandat, vous êtes toujours déterminé?"
Il m’a répondu : "Ecoutez, Francis, si tous les
efforts pouvaient se conjuguer pour faire en sorte que l’œuvre
du développement du football en Afrique soit commune, je suis
prêt à laisser ma place". Cela signifie en clair
que le président Hayatou n’est pas un homme à s’accrocher
à son fauteuil, que si d’autres volontés peuvent
se manifester pour permettre à ce football africain de se développer
davantage, atteindre les sommets de la hiérarchie mondiale, tant
mieux. Je crois qu’il ne faut pas se focaliser sur des questions
de candidature simplement pour essayer d’arriver à une
espèce de scission de l’Afrique qui va se diviser en partie
australe, en partie centrale et horizontale, je crois qu’on peut
arriver à faire en sorte que le football afri cain
se porte bien, sans occulter la démocratie qui veille finalement
à ce que toutes les volontés se manifestent. Il ne faut
pas perdre de vue que l’essentiel, le plus important, c’est
le football africain. Evidemment, les électeurs seront là,
les fédérations également, qui seront amenées
à trancher, et à savoir si oui ou non le bilan que présentera
Monsieur Issa Hayatou est encore à même d’être
amélioré par lui ou par quelqu’un d’autre.
Le pouvoir donne des envies et certains perdent toutes les valeurs qui
ont fait leur éducation pour se lancer dans une guerre sans merci,
pour diriger, commander ou devenir puissants. Hayatou connaît
les règles du jeu et je pense qu’il est bien préparé
à ce genre d’exercice, je ne m’inquiète pas
pour lui. C’est un ancien sportif qui sait ce que c’est
que perdre et gagner. |
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Africafoot.com
: Vous qui suivez le football de ce coin de l’Afrique,
quel est le bilan de Ismail Bhamjee à la tête de la fédération
botswanaise de football et de la confédération qu’il
représente, la COSAFA ? Quel discours devra tenir Ismail Bhamjee
lors de sa campagne? |
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Francis
Sala Ngouah -Beaud
: Vous devriez lui poser la question ! Il a un programme qu’il
veut essayer de proposer à l’ensemble des fédérations
du continent, des acteurs et de tous ceux qui font le football en Afrique.
La tâche reviendra à toutes ces composantes de faire leur
choix entre Hayatou et lui. Il est vrai qu’on a déjà
vu M. Hayatou à l’œuvre au niveau de la fédération
camerounaise de football, à différents postes de responsabilité
de cette fédération et du sport de ce pays, avec de bons
résultats. Grâce à sa présence au sein de
la CAF, le label du football africain a beaucoup gagné en crédibilité
sur le plan international. Il s’est battu pour accroître
la place de l’Afrique en coupe du monde, tout seul, ses collaborateurs
africains l’ayant lâché comme l’a si bien déclaré
Blatter lui-même. Il a défendu cette place que voulait
nous souffler l’Amérique d u
Sud, avec beaucoup d’acharnement, avec de la témérité,
avec cette volonté de toujours aller de l’avant pour le
continent africain. Je crois que le président Hayatou a suffisamment
démontré qu’il était au service de ce football
africain, qu’il s’est toujours battu pour lui. Qu’il
y ait des appétits qui naissent ici ou là serait dommageable
pour l’unicité du football africain, mais on ne peut pas
les empêcher au nom de la sacro-sainte démocratie. Toutefois,
en avril 2002, Ismail Bhamjee semblait soutenir la candidature d’Hayatou
à la présidence de la FIFA, et il déclare aujourd’hui
que ce dernier divise l’Afrique, c’est un peu fort. Il faudrait
peut-être lui demander pour qui il a réellement voté
lors des élections à la présidence de la FIFA.
Ce serait intéressant de le savoir, mais ce qui est sûr,
c’est qu’il risque de noyer le poisson sur ce sujet. |
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Africafoot.com
: Quand on vous entend, cela remet tout simplement en question
le "discours" de Monsieur Ismail Bhamjee, qui a déclaré
que Hayatou divise l’Afrique, dixit la presse sud-africaine ! |
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Francis Sala
Ngouah-Beaud : Je ne pense pas qu’Hayatou divise L’Afrique,
il y aurait longtemps que les fédérations se seraient
soulevées pour demander à M. Hayatou de quitter ses responsabilités.
On a très bien vu, lors de la candidature de Monsieur Hayatou
pour la présidence de la
FIFA, ceux qui divisaient l’Afrique, ceux qui étaient contre
le développement du football africain, ceux qui étaient
partisans du pacte avec le diable, si on peut l’appeler ainsi.
Encore une fois, je pense que M. Hayatou a fait table rase de tout ça,
il n’a pas eu besoin d’une amnistie quelconque pour considérer
que la nature humaine est ce qu’elle est, et je ne vois pas en
quoi M. Hayatou aurait divisé le continent africain. Je pense
simplement que M. Hayatou a été un formidable fédérateur
de ce football africain. Souvenez-vous qu’à l’époque
où M. Hayatou
arrivait à la tête de la CAF (1988), après le décès
de Idnekachew Tessama (1957-1972), la CAF était considérablement
divisée, c’est à peine si on ne se demandait pas
s’il ne fallait pas que l’Afrique Centrale ait ses compétions
à elle en dehors de celle de la CAF. M. Hayatou est arrivé
en disant : "C’est dans les différences qu’on
peut arriver à cultiver un football africain fort".
Il est important d’avoir dans chaque zone des compétitions
régulières, autres que celles organisées par la
CAF. Si aujourd’hui la FIFA est parvenue à accroître
son aide aux différentes fédérations nationales,
c’est parce que M. Hayatou a tapé du poing sur la table,
il n’avait pas compris qu’il y avait des injustices criardes
à ce niveau-là, qui faisaient par exemple que certaines
confédérations et notamment l’Europe, bénéficient
d’un regard tout à fait particulier de la part de la FIFA.
Alors que l’Afrique, qui représente un potentiel énorme,
se contentait de la portion congrue. Donc je crois qu’aujourd’hui,
si toutes ces fédérations fonctionnent, la fédération
du Botswana et d’autres, c’est bien parce que la CAF et
son président, Monsieur Issa Hayatou se sont battus pour avoir
des moyens conséquents pour développer leur football.
C’est pour cela que toutes les fédérations africaines
se voient attribuer 250.000 dollars US par la FIFA. Mais comment est
utilisé cet argent ? Cela est une question qu’il faut poser
à nos formidables dirigeants, qui pour certains, n’informent
pas leurs bases sur le sujet. Suivez mon regard, et constatez que certaines
d’entre elles viennent de se faire sanctionner par la FIFA, comme
Blatter l’avait annoncé récemment. |
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Africafoot.com
: Francis, je ne peux donner une autre conclusion, vous avez
tout dit. |
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Francis
Sala Ngouah-Beaud : C’est moi qui tiens à vous remercier
de m’avoir accordé vos colonnes pour évoquer les
problèmes de notre fierté, le football. |
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| Envoyé spécial à Johannesburg, Jacques Roux | |
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