| Souvenirs |
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CHARLES LEA EYOUM
ITINÉRAIRE D'UN FOOTBALLEUR AFRICAIN |
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Une cinquantaine de sélections en équipe
nationale du Cameroun, un titre de ch
ampion
d'Afrique des clubs avec le Canon de Yaoundé (D1 Cameroun);
une distinction de premier ballon de bronze africain, un parcours étoffé
en tant que footballeur professionnel en hexagone, suivi d'une assez
riche carrière d'Entraîneur d'élite au Cameroun. |
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L'histoire de Charles LEA EYOUM, 50 ans,
se mêle quelque peu à celle du football camerounais en
ses premières années de gloire. Pour ce personnage iconoclaste,
la grande aventure commence à Nkongsamba, une ville du littoral
Cameroun, où il fera ses débuts au sein de deux équipes
de la localité Espoir et Aigle, promus en division
d'honneur.
Mais le véritable déclic arrive avec l'insertion dans
l'effectif de Diamant de Yaoundé, vers le début des années
70. Le virtuose se distingue alors par ses qualités exceptionnelles
de bon dribbleur, qui en font finalement un joueur redouté par
les équipes adverses. Il passera trois saisons successives avec
Diamant de Yaoundé (D1 Cameroun) d'où il sera prêté
au Canon de Yaoundé, engagé en coupe d'Afrique.
Le talent exprimé ainsi que les différents lauriers engrangés
favorisent aussi l'intégration en équipe nationale. "Notre
élimination en dem i:finale de la Coupe d'Afrique des Nations
en 1972 constitue l'un des plus grands souvenirs amers de ma vie de
footballeur "concède-t-il aujourd'hui, nostalgique. |
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Et même s'il n'a réellement rien gagné de
significatif avec les Lions Indomptables, Charles LEA EYOUM ne
cache pas sa fierté d'avoir fait partie de cette sélection
mythique aux côtés des autres mastodontes qu'étaient
les Jean-Pierre TOKOTO, Michel KAHAM, Joseph MAYA.
De sa carrière de joueur pro en France , il retient davantage
les 9 buts |
| L'odyssée française
s'achève au début des années 80 lorsque le nommé
Simplice ZINSOU magnat du foot africain le fait venir en Côte
d'Ivoire après quelque temps passé au Stade Malherbe de
Caen. Puis ce sera le retour au pays natal pour un nouveau départ dans le domaine de l'encadrement technique. Aux côtés de Dynamo de Douala, LEA EYOUM gagne la Coupe Nationale du Cameroun en 1998. |
Avec l'Union de Douala (D1 Cameroun),
un autre club emblématique du pays, il sera vice-champion en 1999-2000.
l'homme se caractérise ainsi par son instabilité, corollaire
d'un trait de caractère qui lui est consubstantiel la vulnérabilité
vis-à-vis de son entourage. Plutôt forte tête donc
et quelquefois grande gueule, "le footballeur atypique " vit
aujourd'hui dépité, la déliquescence prolongée
du sport -roi dans sa région d'origine. Souvent incompris de ses
pairs, LEA EYOUM, également connu comme l'un des dirigeants
de l'Association des Footballeurs Camerounais ( AFC ), un syndicat de
joueurs depuis quelques temps affilié à la FIFPRO, est par
ailleurs membre de l'Assemblée générale de la Fédération
Camerounaise de Football ( FECAFOOT). Il dit aujourd'hui uvrer pour
une plus grande reconnaissance des compétences des autres Techniciens
Nationaux, car pense-t-il, "Nos équipes nationales ne devraient
pas être la propriété exclusive d'une seule catégorie
de personnels ". |
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