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La CAN sur Seine
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La capitale de la France vit
aussi au rythme de la Coupe d'Afrique des Nations (23ème Edition).
Les Africains de Paris sont au même diapason que ceux de
leurs frères qu i
suivent le déroulement du tournoi depuis l'Afrique et Bamako.
Partout dans Paris, fleurissent des "points de ralliements"
pour suivre avec intensité et émotion la fête du football
Africain. Les jours de matchs, tous les "accros" s'arrangent
à trouver l'endroit stratégique pour communier avec le Mali.
Radios, télévisions, tout est bon pour rejoindre Sikasso,
Kayes, ségou. Un, deux coups de fil, et on est fixé
du "théâtre" des évènements.
Les points de ralliements? Ils sont nombreux. Du particulier qui a la
chance de posséder le précieux sésame à son
domicile, (traduisez le câble), aux messes plus solennelles sur
écran géant (merci à l'Ambassade du Burkina Faso
!), en passant par les foyers d'immigrés, on se regroupe dès
que l'opportunité se présente pour vivre les rencontres
en direct. |
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A l'angle de la rue de la "Terre
au Curée" et de la rue "Albert 1er" dans
le 13ème arrondissement, se trouve un foyer qui abrite des ressortissants
Maliens. Les jours de matchs comme dans une vingtaine d'autres
foyers de la capitale, il affiche complet. Les chambres sont "blindés"
de monde. A dix, douze, voir un peu
plus, on s'entasse dans des pièces d'à peine 20 mètres
carrés pour avoir un coin de lucarne. On suffoque. Mais qu'importe
! On chante, on danse, au rythme des attaques tranchantes des "Aigles"
et l'on entend "Puissansi, Mali ô Puissansi! A magni' dè".
Le verre à la main on change de tribune
Pardon, de chambre,
pour trouver une atmosphère toute aussi joyeuse. Supporters ou
pas, Maliens ou pas, Africains ou pas, on est accueilli ici à bras
ouverts. Sans le moindre discernement. On communique. On communie, c'est
cela l'Afrique! A travers cet esprit que les maliens nous ont remis
dans les esprits. |
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Ceux des Maliens qui ont "traversé"
la Méditerranée et le désert pour s'établir
en France depuis quinze, trente ans et
plus, n'ont pas oublié et loin s'en faut, les règles de
l'hospitalité des frères du terroir. Oui, dans leurs bagages,
ils n'ont pas omis d'apporter avec eux leur bien le plus précieux
: La convivialité, l'esprit de fraternité, bref, l'esprit
du "Diatiguya". Cela, les Maliens de Paris, ne
l'ont pas oublié. Et c'est tout naturellement qu'ils transmettent
ce patrimoine à leurs enfants qui grandissent sur l'autre rive,
loin de la terre de leurs ancêtres. Et c'est dans cet esprit de
fraternité, que nous avons rencontré le jeune Sékou
(20 ans) originaire du Mali. Arrivé avec ses
Parents en France, voici maintenant quatorze ans en provenance
de Bamako, sa ville natale, le jeune homme est aujourd'hui élève-étudiant
en Commerce à Fresnes, prêt de Paris. |
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| Amateur de football et supporter inconditionnel des "Aigles", Sekou se plait comme la plus part des jeunes de son âge, à surfer sur internet. Entretien. | |||
| Afriquefoot.Com : Sékou, tu connaissais notre site ? | |||
| Sékou : Oui. J'ai connu le site en surfant sur celui de Passy. (http://www.Passi.com), où il y avait un lien qui conduisait sur le site africafoot.com. | |||
| Afriquefoot.Com: Que représente la CAN pour toi ? | |||
Sékou : Pour moi, la CA N
est un grand événement sportif qui donne l'occasion à
l'Afrique de montrer son football au monde entier, et de découvrir
des joueurs de talents dont on ne parle pas souvent et qui mérite
qu'on leur porte une certaineattention. Mais, cette année c'est
encore plus important pour moi car la CAN se déroule dans
mon pays et ça fait longtemps que les Maliens ne se sont jamais
aussi senti près de leur patrie, et nous sommes fiers de dire aujourd'hui
que nous sommes maliens ! |
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| Afriquefoot.Com : Que sais -tu de l'histoire des "Aigles" du Mali, l'équipe nationale ? | |||
Sékou : Je sais qu'à une
période le football malien était reconnu a vec
une grande notoriété
Mais pendant plusieurs années
les "Aigles" ont été effacé des
tournois d'Afrique car les joueurs avaient perdu confiance en eux. Finalement,
ce sont les jeunes Aigles du Mali qui prennent la relève
et qui sont entrain de recréer cette notoriété que
mon pays avait perdu il y a quelques années. Je pense que des joueurs
comme Seydou Keita, Mamadou Bagayoko, Diawarra Fousseni, suffiront
à faire gagner la 23ème Coupe d'Afrique des Nations au
Mali. Nous savons tous que les "Lions Indomptables"
sont redoutables à ce stade de la compétition, mais la volonté
d'un peuple l'emportera, et je le souhaite très fort. |
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| Afriquefoot.Com : Le Mali va t-il gagner la CAN ? | |||
| Sékou : Je pense sans hésitation que le Mali remportera la Coupe d'Afrique, en finale contre le Sénégal. Et vive le Mali !!!! | |||
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Charly Mouna à Paris
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