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| CONFIRMATION, DECEPTION, CONFRONTATION : trois Concepts pour une CAN d'Exception. | |||
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A l'heure du bilan d e
la CAN 2002, que le surprenant Mali a réussi à
organiser avec un certain brio, avec une dose de fantaisie et une pincée
d'orgueil, il convient de jeter un regard convergent pour tirer les leçons
sur un triple plan sportif, organisationnel et humain. Nous dépassons
volontairement le caractère passionnel et l'aspect purement émotionnel
du sport pour une approche conceptuelle, qui se veut prospective et contributive.
La triade "Confirmation - Désolation - Confrontation"
est la pierre angulaire qui émerge de la lecture que nous faisons
de la CAN 2002, au travers d'un regard dans le rétroviseur. |
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Confirmation
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C'est incontestable, la CAN 2002
porte la marque d'une grande réussite, sur le plan purement compétitif.
Pour ceux, sceptiques, qui semblaient regarder de haut ce rassemblement
majeur du sport africain, c'est la révélation. Pour les
observateurs
avertis qui suivent avec un certain intérêt l'évolution
du football africain, c'est la CAN de toutes les confirmations.
Le football africain prouve, si besoin en était, qu'il a atteint
la maturité et se confirme comme une valeur sûre du football
mondial, déjouant tous les pronostics de pseudo-spécialistes
qui en ont une approche exotique, et un tant soit peu, ironique. Nous
avons envie d'évoquer la confirmation-déception d'observer
que la force des sélections nationales africaines repose essentiellement
sur "la légion étrangère". Ces équipes
sont constellées de vedettes de la diaspora évoluant en
Europe et ailleurs. Au nombre sans cesse croissant de ces "professionnels",
vient s'ajouter, ceci n'est pas en soit une nouveauté, une pléiade
de "Sorciers Blancs" qui occupent la direction des diverses
sélections. Et que dire, de ces agents : des "négriers"
ou des détecteurs de talent ? |
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| Sur le terrain, c'est incontestable, la hiérarchie a été respectée. On a vécu la confirmation de la régularité du robuste Cameroun, la confirmation de l'émergence d'un Sénégal conquérant, la confirmation de la présence dans le "quartet" d'arrivée de l'incontournable Nigeria, et enfin la confirmation que le haut niveau de compétition est incompatible avec l'improvisation. Enfin, et c'est un constat idoine: seize équipes à la CAN, c'est peut-être trop ! | |||
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Déception
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Internet aurait pu être un pôle
stratégique de diffusion et de couverture au sens médiatique
du terme de la CAN 2002. Mais les difficultés de connexion,
qui ont handicapé plus d'une rédaction, dont celle d'Africafoot.com
sont à ranger au rang des mauvais souvenirs de cette 23ème
CAN. Nous en voulons pour preuve, le cri compassionnel et culpabilisé
des responsables politiques maliens qui ont reconnu
avoir "négligé ce dossier sensible". Nous
disons qu'il faut que, sous nos latitudes, on arrête d'être
hors de l'ère et du temps. Il faut vivre son époque et avec
son époque. Et pour cause. Le Mali, ce pays enclavé,
guetté par les oracles du "macrocosme" du football
pendant un mois avait l'occasion inespérée de répondre
aux interrogations sceptiques des cénacles économiques et
technologiques de toute l'Afrique, pour voir si sous nos latitudes, nous
avons les capacités d'offrir les moyens de communication permettant
la couverture optimale d'une compétition de dimension planétaire
comme la CAN. Les enjeux , tout le monde l'a bien compris dépassent
le simple cadre de l'événement sportif stricto sensu. La
CAN malienne a été vécue avec une passion
et une émotion exceptionnelles. Mais ces "passions et émotions"
ont eu bien du mal à s'exporter, à se médiatiser.
Certes, on nous dira, il y a d'autres enjeux hautement vitaux. On nous
rétorquera qu'il y a "des priorités". Mais
encore ! |
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Le seul salut à notre avis, au
constat de ce qui a été vécu à Bamako
viendra, un jour, de la démocratisation des outils innovants tels
que le réseau interne t.
Il est urgent de les intégrer dans le tissu social, en appuyant
la production de contenus endogènes qui valorisent les connaissances
et le savoir faire de l'Afrique. Nous disons, que c'est un enjeu
prioritaire. D'où ce sentiment diffus de déception. Déception
aussi, pour toutes ces équipes meurtries, inconsolables, après
une défaite, une élimination. Cruelle loi du sport, que
Le Mali volontaire a subie après son éviction aux
portes de la finale par le Cameroun, imprenable, imperturbable
et imparable. Désolation face à la déliquescence
constante du football maghrébin qui est passé à côté
de son sujet. Désolation face aux petites rixes qui ont émaillé
ici et là les tribunes et abords des stades. Désolation,
au regard des larcins de certains "voyous" qui ont profité
de l'agitation ambiante pour détrousser les uns et les autres.
Déception, enfin, pour tous ceux qui, à travers la planète,
Africains ou autres, notamment de la diaspora, qui n'ont pas eu l'occasion
de vivre les matches à la télévision pour cause de
non diffusion. Le message à la CAF, c'est de veiller pour
les prochaines échéances à clarifier l'opacité
qui entoure les droits de diffusion de ses compétitions. |
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Confrontation
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Sur le plan sportif, deux styles se sont affronté tout
le long de la compétition : le style latin, fait de finesse et
de réalisme face au style anglo-saxon fait de robustesse et d'abnégation.
Un style transversal est entrain de poind |
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Et, ultime co nfrontation,
celle qui oppose les deux "Lions", ceux dits "Indomptables"
qui viennent du Cameroun et ceux qui se définissent de "la
Teranga" valeureux représentants du Sénégal.
Bref, une confrontation, pour désigner, le Roi" de
la faune du football africain. Nous disions, il y a un mois, "que
la fête soit" ! La fête est, et sera. La CAN 2002,
nonobstant de rares déceptions, au-delà de ses innombrables
confrontations et grâce à ses nombreuses confirmations est
tout simplement
une satisfaction. |
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| Jacques TIDJI | |||
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