| L'Histoire de la CAN | Archives | ||
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La Coupe D'Afrique des Nations de
Football, de 1957 à 2000
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1957 - Khartoum - Soudan (10-16
février)
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La première phase finale de la
Coupe d'Afrique des Nations a lieu à Khartoum, capitale
du Soudan, dans un stade flambant neuf pouvant conten ir
30.000 personnes. L'Ethiopie est dispensée de disputer une
demi-finale. En effet, des quatre membres fondateurs de la CAF, et seuls
participants à la messe continentale, manquent à l'appel
l'Afrique du Sud. Malgré l'insistance de la FIFA, le pays
qui a opté pour la discrimination entre ses citoyens, n'a pas été
autorisée par les autres membres, à participer au tournoi.
Seuls les officiels sud-africains ont assisté au 1er congrès
de la CAF, qui s'est déroulé en marge de la compétition.
Sur le terrain, l'Egypte déjà très expérimentée
(participation à la coupe du monde en 1934 à Naples), va
effectuer une promenade de santé. Vainqueur de sa demi-finale face
au Soudan (2-1) sous la direction de l'Ethiopien Gadeyou, premier
arbitre de l'histoire, les " Pharaons " balaie l'Ethiopie et
son infortuné gardien Gila, en finale (4-0). Si Raafat
inscrit le premier but de l'histoire de la compétition pour l'Egypte
sur penalty, la vedette de cette première coupe des nations est
incontestablement son compatriote Diab Mohammed Al-Attar dit "Ad-Diba",
"le Bombardier d'Alexandrie", auteur de 5 buts, dont
quatre en finale. |
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1959 - Le Caire - Egypte (22-29
mai).
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L'Egypte Nassérienne, devenue
depuis 1958 la République Arabe Unie ou la " "Républi que
des généraux" est à son Zénith. Dans
ce régime autoritaire, l'élite sportive est l'objet d'une
attention particulière. Dès 1958, Le général
Mostapha qui vient de prendre les commandes à la tête
de la CAF en lieu et place de son compatriote feu l'ingénieur
Abdelaziz Salem, annonce l'organisation de la 2ème Coupe
des Nations par son pays. Des trois nations (les mêmes qu'au
Soudan) qui se retrouvent au Caire, l'Egypte qui
vient (en 1958) de faire jeu égal avec l'Allemagne, part favorite.
Et elle le démontre sur le terrain.Après avoir balayé l'Ethiopie (4-0) sous l'autorité d'un arbitre Yougoslave (Guiseco Batic), elle domine le Soudan en finale (2-1).Après le retrait de Ad-Diba, L'attaque du pays organisateur composée de Mimi Cherbini mais surtout de Mahmoud El-Gohri dit " At-Titchassaghir " (3 buts en ½ finale et une passe décisive pour Cherbini), s'avère complémentaire, et décisive. |
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1962 - Addis-Abéba - Ethiopie
(14-21 Janvier).
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"Nous ramènerons la Coupe
d'Addis-Abeba", avait clamé Al-Guindi, l'entraîneur
Egyptien sûr de son fait. Le succès remporté par ses
tro upes
10 jours avant le début du tournoi face à l'Autriche
en match amical ne pouvait que le conforter dans ses prédictions.
Mais c'était sans compter sur l'altitude
Et la soif de revanche
des Ethiopiens! Ils sont bien quatre (enfin !) à prendre part à
cette troisième édition: L'Ethiopie, L'Egypte, "vieux
habitués" et deux novices en la matière, la Tunisie
et l'Ouganda. Difficiles vainqueurs de l'Ouganda (2-1),
l'Egypte va s'incliner en finale face à l'Ethiopie
qui, grâce à son redoutable trio d'attaque composé
de Luciano, Menguistou, et Italo V. avait dominé
une équipe Tunisienne pourtant entreprenante (4-2). En finale,
sous les yeux de l'empereur Haïlé Selassié, Worku
" Kopa " Menguistou va s'avérer intenable. Après
avoir contraint les champions en titre à disputer les prolongations,
il porte le coup de grâce (4-2), après un but de son compère
Italo Vassalo. |
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1963 - Accra - Ghana (24 novembre-1er
décembre).
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Au Gha na
du Dr. Kwamé N'Krumah le porte drapeau du panafricanisme,
( qui se servait du sport comme moyen d'émancipation de la jeunesse),
ils sont six candidats à se disputer la couronne. Dans le groupe
d'Accra, le Ghana, la Tunisie et l'Ethiopie, et dans le Groupe
B, à Koumassi, le Nigeria, le Soudan et l'Egypte. Le
Ghana va dominer sa poule en battant l'Ethiopie (2-0), après
son match nul face à la Tunisie du jeune gardien Attouga
(1-1). Dans l'autre groupe, c'est le Soudan de Djaska
qui s'impose à l'Egypte, malgré la présence côté
"Pharaons", de buteurs hors pairs comme l'ailier Riza,
mais surtout l'avant centre Chazly, auteur de quatre des six buts
de son équipe face au Nigeria (6-3). En finale, devant une
foule en délire et malgré l'absence de l'Osageyfo "(le
Rédempteur) Krumah, Wilberforce Mfum (2 buts) et ses équipiers
ne vont laisser aucune chance au Soudan (3-0). Le Ghana
déjà dirigé par C.K.Gyamfi récolte
les fruits de sa préparation face à des clubs de l'élite
européenne. La légende du "Black Star"
est en marche. |
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1965 - Tunis - Tunisie (12-21nov)
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La Tunisie accueille la 5ème
phase finale. L'Egypte et le Soudan étant absents,
l'Ethiopie reste le seul pays à avoir pris part à
toutes les ph ases
finales. Les novices de cette édition sont le Sénégal
(groupe de Tunis en compagnie de l'Ethiopie et de la Tunisie),
le Congo-Léopoldville (actuel RDC), et la Côte
d'ivoire, tous deux dans le groupe B en compagnie du Ghana.
Le spectaculaire (5-1) réussi par le Sénégal de
Niang (2 buts) devant l'Ethiopie ne lui suffit pas pour arracher la
première place au pays hôte, qui avait déjà
laminé une équipe Ethiopienne complètement
à la dérive (4-0). Dans l'autre poule, le Ghana,
malgré l'absence de Mfum, se promène : (5-2) devant
le Congo et son gardien Makiadi, et 4-1 face à la Côte
d'ivoire et son buteur Eustache Manglé "Lion".
En finale, au stade "Zouitien" de Tunis, les magiciens
ghanéens s'imposent face à la Tunisie de Abdel
Chetali. C'est Osei Kofi, le joueur d'Ashanti Kotoko
qui permet aux siens de conserver leur titre, en trompant Attouga
durant les prolongations (3-2). |
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1968 - Addis-Abéba - Ethiopie
(12-21 Jan)
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Six ans après, la "caravane"
du tournoi retrouve l'Ethiopie. Avec huit participants cette fois.
Record de participations, mais aussi record en matière de popularité .
La Coupe draine une foule considérable. Elle sera une arme pour
les dictateurs au pouvoir, amateurs eux-mêmes de bain de foule.
Récemment intronisé à la tête du Congo,
Mobutu met tout en uvre (rappel des professionnels évoluant
en Belgique ) pour composer une grande équipe, à l'instar
du "Black Star" de K. Nkrumah ou des "Pharaons"
de Nasser. Le Congo Kinshasa démarre en trombe son
tournoi en dominant l'autre Congo (Brazzaville) par 3 buts à
0, le 12 janvier 1968, au Saba Stadium d'Asmara. Freiné
par le Ghana, et le revenant Mfum (1-2), il se rachète
face au Sénégal (2-1) et obtient ainsi le droit d'accéder
en demi-finale où il écarte l'Éthiopie (3-2)
après les prolongations. Le Congo retrouve le Ghana
(qui avait été sans pitié pour lui en 1965, en Tunisie),
en finale. Les Congolais prennent leur revanche sur un but (70ème
minute) du géant avant-centre Kalala "bombardier"
et inscrivent pour la première fois le nom de leur pays au
palmarès de la Coupe d'Afrique des Nations. Kazadi, Kalala,
Kidumu et Kibongue deviennent aussi célèbres
au quartier "Matongué" de Kinshasa, que
les Ghanéens Mfum, Osei Kofi, Sunday et Malik Jabir,
ne le sont dans les artères de Kumasi. |
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1970 - Khartoum - Soudan (6-16 février)
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Premier pays à avoir abrité
la compétition, le Soudan est l'hôte en 1970, de la
septième Coupe des Nations. Le Cameroun et la Guinée
font leur première apparition dans le tournoi. Dans le groupe de
Khartoum, en compa gnie
du Soudan, se trouve la Côte d'ivoire (3 participations),
l'Ethiopie, et le Cameroun. A Wad Madani, la Guinée
a fort à faire, puis qu'elle est confrontée au Ghana
(2 fois vainqueur), au Congo Kinshasa (tenant du titre), et à
l'Egypte qui fait son retour (absence liée à la guerre
des six jours). La Côte d'Ivoire, de l'entraîneur Allemand
Peter Schnittger, est la grande révélation du tournoi.
Elle bat le record du plus grand nombre de buts inscrits dans un match
avec sa victoire face à l'Éthiopie (6-1). Cinq réalisations
sont l'uvre de son avant-centre Laurent Pokou, "l'homme
d'Asmara". Le Congo Kinshasa, tenant du titre, ne gagne
aucun match de son groupe et disparaît dès le premier tour.
Le Soudan se fraie laborieusement un chemin vers la finale en l'emportant
en demi-finale après prolongations contre l'Égypte (2-1).
L'autre finaliste est le Ghana (pour la quatrième fois consécutive).
Dans ce match sans relief, les locaux marquent un but dans le premier
quart d'heure par Hasabu et ferment la porte de leur camp jusqu'au
coup de sifflet final. Le Soudan de Djaska devient ainsi
le dernier des fondateurs de la compétition à inscrire son
nom au palmarès. Les Ghanéens, qui accusent l'arbitre
éthiopien Tesfaye de partialité, boudent la cérémonie
officielle de remise du trophée. Les autorités soudanaises
les expulsent la nuit même du pays. |
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1972 - Yaoundé - Cameroun
(23 fev-5mars)
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Après so n
parcours honorable à Khartoum (2 victoires, 1 défaite),
le Cameroun entraîné par Peter Schnittger organise
la 8ème Coupe d'Afrique des Nations. Dans la poule de Yaoundé,
les "Lions" affrontent
trois novices dans la compétition:
le Kenya, le Togo (qui a éliminé le Ghana),
et le Mali. A Douala, en revanche, hormis le Maroc
de Faras qui vient de représenter dignement l'Afrique
en Coupe du Monde 1970), les trois autres sont des habitués
du tournoi. Le Congo (2ème participation consécutive),
le Congo Kinshasa devenu Zaïre, et le Soudan,
tenant du titre. Le Cameroun qui a rappelé des professionnels
en renfort (Tokoto et Joseph), annonce de grandes ambitions. Mais
l'attention se porte sur le Mali qui dispose d'un redoutable arsenal
avec Salif Keita (Ballon d'or africain en 1970), Fantamady Keita
(qui terminera meilleur buteur du tournoi avec 5 réalisations)
et aussi Bako Touré. Mais c'est le Congo de
François Mpelé (professionnel à Ajaccio en
France) qui va créer la sensation, en battant le Cameroun en
½ finale (1-0) puis le Mali en finale (3-2), grâce
à Mbono "Sorcier" (2 buts), et
Mpelé |
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1974 - Le Caire - Egypte (1er -14
mars)
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| La Coupe revient sur les bords
Nil après la 2ème édition en 1959. A chaque CAN, son lot de novices. Pour cette 9ème édition, l'Ile Maurice et la Zambie constituent les curiosités. Si les Mauriciens sombrent à trois reprises à Alexandrie face au Zaïre, au Congo et à la Guinée, La Zambie parvient à se qualifier pour les demi-finales dans le groupe du Caire, pourtant relevé par la présence
de l'Egypte, la Côte d'ivoire, et l'Ouganda). En ½
finale, la Zambie de Chanda (3 buts) sort le Congo,
tenant du titre (4-2,a.p). Dans l'autre demi-finale, le Zaïre
domine l'Egypte et son avant centre Ali Abou-greisha
sur ses terres (3-2). L'épreuve des tirs aux buts n'étant
pas encore en vigueur, les 2 équipes (Zaïre et Zambie)
devront rejouer la finale durant laquelle, elles n'avaient pu se départager.
(2-2 a. p). Deux jours après ce match éprouvant, les Zambiens
craquent, laminés par des "Léopards aux crocs pointus
". Dans cette équipe du Zaïre très
expérimentée, et dirigée par le Yougoslave Vidinic
(Maroc 70), figurent d'anciens lauréats de l'édition 68,
comme Kibongué "Seigneur", Kazadi, Mukombo,
Kidumu, Kembo Uba Kembo, mais aussi des confirmations comme Mbwanga
(Ballon d'or Africain 1973 ), Lobilo boba " docta", Mana,
Kakoko "Dieu du ballon", Mayanga "Passe-Partout".
Mais la révélation est incontestablement l'avant centre
du Vita club, Ndaye Mulamba. Petit, vif, le "canonnier
de Kinshasa" réussi à inscrire 9 buts au cours
du tournoi. Un record qui tient toujours. |
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1976 - Addis-Abéba - Ethiopie
(29 fev -14 mars)
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Et de tr ois
pour l'Ethiopie qui abrite à nouveau le tournoi après
1962 et 1968. Cette 10ème Coupe a une originalité.
Après le premier tour, les 2 premiers de chaque poule s'affrontent
dans un nouveau championnat. Exit donc les demi-finales, et le premier
au nombre de points est déclaré Champion d'Afrique.
Adieu suspens. A ce jeu, froid et réaliste, les Marocains
de Hamed Faras vont se montrer les plus forts. Lors du 1er tour
à Dire-Dawa, ils battent le Nigeria et le Zaïre.
Durant la deuxième phase, les Hazzaz, Baba, Zharaoui, Chérif
entre autres, ne vont connaître aucun faux pas. Si les "Rouges",
plus réguliers s'imposent, c'est la Guinée à
forte ossature de joueurs du Hafia de Conakry (Bernard Sylla, Chérif.Souleymane,
Petit Sory, meilleur joueur du tournoi), qui fait le spectacle. Cette
formule peu appréciée du public n'a heureusement pas été
renouvelée.Et nombreux sont les observateurs qui auraient aimé
voir le "Syli" de Guinée face aux "Lions
de l'Atlas" dans une véritable finale. |
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1978 - Accra - Ghana (5-18 mars)
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Le Ghana qui reçoit l'élite
du football Africain est en pleine récession économique,
et au bord de l'insurrection. La junte au pouvoir compte sur une victoire
dans le tournoi pour ramener le calme dans les rues d'Accra. Tous
les moyens sont mis en uvre pour décrocher cette 3ème
victoire. La formation du "Black Star" (dirigée
par le Brésilien Oswaldo Sampaio Junior), qui pre nd
part au tournoi vient d'effectuer un long stage à Sao Paolo
Brésil. Hormis la Haute Volta (Burkina Faso), les autres
protagonistes sont des habitués de la scène. A Accra, le Ghana vainqueur de Zambie (2-1), de la Haute Volta (3-0) et le Nigeria se qualifie pour les ½ finales. A Kumasi, la Tunisie de Attouga (qui va représenter l'Afrique en Coupe du Monde en Argentine la même année), se qualifie sans mal pour les ½ finales, au détriment du Maroc et du Congo. Mais la sensation de ce premier tour vient de l'Ouganda. Pour sa quatrième participation depuis 1968, les Ougandais sortent le Maroc, tenant du titre. Sur leur lancée ils éliminent le Nigeria en ½ finale (2-1), grâce à leur buteur fétiche Omondi (meilleur réalisateur du tournoi avec 4 buts). En finale, face au Ghana qui s'est débarrassé de la Tunisie (1-0) but du "Golden Boy", Abdul Razak incontestable numéro un du tournoi, les "Cranes" Ougandais ne vont pas peser lourd. Le score est sans appel : 2-0 C'est Afriye (2) qui donne (définitivement) le trophée "Salem" au Ghana. Cette fois, le général Achéampong a pu éviter le pire |
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1980 - Lagos - Nigeria (8-20 mars)
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Pour accueillir cette nouvelle édition
de la coupe, le Nigeria s'est doté d'un stade neu f.
Le "Suruléré Stadium" à Lagos.
Dans le Groupe A, les "Green Eagles" se retrouvent
en compagnie de la Tanzanie, de l'Egypte, et de la Côte
d'Ivoire, au sein de laquelle Pokou le buteur de légende
fait ses adieux
Après un tour de chauffe sans encombre
(victoire face à la Tanzanie et l'Egypte), le Nigeria
se retrouve en ½ finale face Maroc et son buteur Labied,
2ème du groupe d'Ibadan derrière l'Algérie,
mais devant le Ghana décevant, et la Guinée
à bout de souffle. Un petit but du milieu de terrain Félix
Owolabi envoie les Nigérians en finale, où les attendent
les Algériens tombeurs de l'Egypte lors de la séance
des tirs au but, après un score de parité de 2 buts partout.
Le 20 mars, c'est dans une ambiance indescriptible, de passion et de fureur
que se déroule la finale. Malgré la présence dans
ses rangs de joueurs chevronnés, et talentueux comme Ali Fergani,
Belloumi, Madjer, Assad, les "Fennecs" craquent.
Par trois fois l'infortuné Cerbah ira chercher le ballon au fond
de ses cages. "Mathematical" Segun Odegbami (2 buts,
pour couronner un tournoi de rêve), et Muda Lawal le stratège
seront les buteurs des "Aigles". Avec ce titre
conquis à domicile, le Nigeria devient le huitième
pays à remporter la Coupe d'Afrique. |
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1982 - Tripoli - Libye (5-19 mars).
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La Libye dont c'est la première
participation, est l'hôte cette 13ème édition. Et,
pour une première, elle va faire sensation. Comme la Zambie
en 1974, elle va atteindre la finale, pour ne perdre qu'aux tirs au but
(1-1) et (6t.a.b à 7) face au Ghana où Gyamfy
a repris du service. Pourtant tout n'a pas été aussi simple.
Dans un groupe relevé par la présence du Ghana, de la Tuni sie
(qui a remplacé l'Egypte absente pour des raisons politiques ),
et du Cameroun (futur mondialiste, et dont c'était le retour à
la coupe après l'échec de Yaoundé en 1972), elle
va tirer son épingle du jeu. Sa victoire sur la Tunisie
(2-0) et ses 2 matchs nuls vont la propulser en ½ finale. Soutenue
par le guide de la "révolution verte" Mohamar El-Khadafi
omniprésent tout au long du tournoi, la Libye va se hisser
en finale après une victoire sur la Zambie. Par deux fois,
Bashari, son buteur attitré trompe la défense Zambienne
(2-1). Dans l'autre demi-finale, le Ghana est opposé à
l'Algérie, l'autre mondialiste espagnol. George Alhassan
(2) et Opoku Nti ont raison de l'Algérie des Djamel
Zidane, et Salah Assad lors des prolongations. Curieusement,
les "Fennecs" qui évoluent habituellement sur
des terrains synthétiques semblent moins à l'aise que leurs
adversaires. Avec ce succès, le Ghana devient quadruple
champion d'Afrique. Dans la sélection qui réussit cette
performance louable, un jeune joueur de 17 ans pointe le bout du nez:
Abedi Ayew Pelé. |
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1984 - Abidjan - Côte d'Ivoire
(4-18 mars)
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La Côte d'ivoire remplace
le Malawi au pied levé pour organiser le 14ème tournoi.
Elle se montre à la hauteur de l'organisation. Les professionnels
évoluant en Europe sont venus très nombreux renforcer
les sélections. Deux ans auparavant, la CAF a, en effet,
décidé de ne plus limiter à deux le nombre de "pros"
dans chaque équipe. Le Malawi qui va révéler
le talentueux Clifton Msiya
est le novice de l'épreuve. Les Ivoiriens talentueux mais un peu
tendre à l'image de Youssouf Fofana (17 ans) sont sortis
dès le premier tour. Le Cameroun et l'Algérie,
après avoir dignement représenté l'Afrique lors de
la Coupe du Monde en 1982 (Espagne), se retrouvent face à face
en ½ finale. Après une rencontre âprement disputée
(0-0), il faut recourir aux tirs aux buts. A cet exercice, les Camerounais
et leur gardien Antoine Bell se montrent les plus adroits (5-4). La deuxième
demi-finale qui met aux prises le Nigeria et l'Egypte se
solde également par un match nul (2-2).Comme le Cameroun, les Aigles
de Stephan Keshi l'emportent à l'issue de l'épreuve
des tirs aux buts, ( 8 à 7). Pour éviter le fiasco populaire
en finale, les autorités ivoiriennes ont décrété
l'accès gratuit du stade, car le public depuis l'élimination
des Éléphants a boudé les rencontres. Cameroun-Nigeria
offre la plus belle affiche possible, au vu du déroulement du tournoi.
Le métier et la maîtrise des Camerounais vont faire la différence.
Ndjeya "Sécateur", Abéga "docteur"
le stratège, et Ebongué "bouboule"
vont donner la victoire aux "Lions", après que
Lawal eut ouvert le score pour le Nigeria (3-1). Douze ans
après son échec à domicile, Le Cameroun monte
sur la plus haute marche du podium. |
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1986 - Le Caire - Egypte ( 7-21
mars)
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Pour la troisième fois, l'Égypte
accueille la compétition, douze ans après l'édition
de 1974 qui lui a laissé un goût amer. En cette année
de Coupe du Monde au Mexique, les deux représentants
africains (Algérie et Maroc) au Mondial sont de la fête avec
un lot d'habitués comme la Côte d'Ivoire, le Cameroun
et la Zambie. Dix-huit ans après sa dernière participation
en Ethiopie en 1968, le Sénégal est de retour
avec sa vedette Jules Bocandé qui est le meilleur buteur
du championnat de France en cours. Le cendrillon de la compétition
est le Mozambique. Le 7 mars 1986, l'Égypte débute
mal sa compétition, elle plie face au Sénégal et
Youm (0-1). Elle négocie mieux les deux autres rencontres de son
groupe face à la Côte d'Ivoire (2-0) et au Mozambique
(2-0). L'Algérie se liquéfie dans son groupe, elle ne
remporte aucun match et disparaît d'entrée. Les demi-finales
sont favorables au Cameroun face à la Côte d'Ivoire
(1-0, Milla, au sommet de son art), et à l'Égypte
devant le Maroc sur le même score (1-0), but de Abou Zeid.
En finale, l'Égypte qui a amélioré le niveau
de son jeu se crée de multiples occasions sans les transformer.
Les prolongations ne changent pas la donne. L'arbitre tunisien Ali
Bennaceur siffle la fin de la partie sur un score vierge. Dans l'épreuve
des tirs au but, c'est l'égalité après la première
série, chaque équipe en a transformé quatre. Dans
la deuxième série, l'Égyptien Ashraf Kassem
marque. Kana Biyick, chargé de la réplique, écrase
son tir sur le poteau. L'Égypte remporte ainsi le tournoi pour
la troisième fois de son histoire. Beau cadeau d'adieu pour sa
star "bibo" Al-Khathib, qui disputait sa dernière
Coupe des Nations. |
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1988 - Casablanca - Maroc (13-27
mars)
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Suite à la défection de la Zambie,
la CAF désigne le Maroc pour organiser la 16ème
édit
ion.
Elle est marquée du sceau de la récession en terme d'efficacité
: 23buts en 16 matches! Sept matches sur les douze du premier tour se
terminent par des nuls (3 fois 0-0 et 4 fois 1-1). Les demi-finalistes
qui sortent de ces rencontres insipides sont le Cameroun, le
Maroc de Aziz Bouderbala, l'Algérie et le Nigeria.
Un tir de Cyril Makanaky (la révélation côté
Camerounais) détourné par un défenseur marocain,
trompe Zaki, et envoie les lions en finale. Dans l'autre demi-finale,
le Nigeria, à l'issue d'un duel "musclé"
l'emporte sur l'Algérie (1-1) et (9 t.a.b.8). Le Cameroun,
finaliste pour la troisième fois d'affilée va s'adjuger
le trophée grâce à un penalty transformé
par son libero, Emmanuel Kundé. A cette occasion, Roger
Milla (36 ans) meilleur buteur du tournoi (2buts à égalité
avec l'Ivoirien Abdoulaye " Ben Badi " Traoré),
tire sa révérence
du moins en Coupe des Nations!
La compétition qui poursuit son chemin atteint une couverture
médiatique considérable. Un de nos confrères, né
en 1987, va même lui donner son " nom ". Avec
"Afrique football" naît la CAN! |
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1990 - Alger - Algérie (
2 -16 mars )
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Dernier pays du Maghreb à accueillir
la compétition, l'Algérie réussit une organisation
d'un assez bon niveau. Seul problème: les relations difficiles
entre l'Algérie et l'Égypte font que ce dernier
pays a menacé jusqu'à la dernière minute de ne pas
envoyer d'équipe avant de dépêcher une sélection
hybride composée d'espoirs et de réservistes. Ce qui fausse
l'esprit de la compétition dans le groupe A où elle perd
tous ses matches contre l'Algérie, la Côte d'Ivoire
et le Nigeria. Dans le stade d'Annaba et ses travées
vides, le Cameroun,
champion en titre et en route pour le Mondial italien, tombe de haut.
Il est défait par le Sénégal (0-2) et la Zambie (0-1).
Les champions d'Afrique complètement démotivés et
sans leur maître à jouer Roger Milla, en préretraite
dans un club de la Réunion (Saint-Denis), venu en simple
touriste en Algérie, ne l'emportent que devant une équipe
du Kenya sans consistance. Ils font leurs bagages dès la fin du
premier tour. La voie est libre pour l'Algérie de Rabah Madjer
qui cartonne d'entrée le Nigeria (5-1) et annonce ses ambitions.
Les Algériens, un peu inquiétés en demi-finale par
les Sénégalais (2-1) qui n'y croient pas trop, retrouvent
en finale les Nigérians tombeurs des Zambiens (2-0). Les 100.000 spectateurs qui se massent dans le stade du 5 juillet vont assister à un petit succès de l'Algérie (1-0) sur un but marqué par Chérif Oudjani, l'un des rares professionnels appelés par l'entraîneur Abdelhamid Kermali. Le football algérien gagne enfin un trophée qui manquait à son prestigieux palmarès marqué notamment par ses deux participations en Coupe du Monde en 1982 et 1986. |
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1992 - Dakar - Sénégal
(12-26 janvier)
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Exit la formule à huit. Avec
l'édition sénégalaise on passe à douze participants.
Cet élargis sement
de la compétition permet de découvrir toutes les diversités
du football de notre continent. Les villes de Dakar et Ziguinchor
accueillent chacune deux groupes de trois équipes. Les trois
grands de l'Afrique de l'Ouest: Côte d 'Ivoire, Ghana
et Nigeria font le spectacle. Les représentants du Nord dont
l'Algérie, tenant du titre, font piètre figure. Idem
pour le pays organisateur, le Sénégal, éliminé
en quarts de finale par le Cameroun (0-1) de Ebongué.
Le Nigeria où (Mutiu Adépoju s'est révélé)et
qui a montré de belles dispositions lors du premier tour est sorti
en demi-finale par le Ghana, conduit par un excellent Abedi Pelé,
qui ne pourra hélas jouer la finale à cause d'un carton
jaune de trop infligé par l'arbitre de la rencontre. Pour la première
fois, la Côte d'Ivoire, l'un des pays les plus fidèles
et le plus spectaculaire de la CAN, accède à la finale
sous la conduite d'un entraîneur local Yéo Martial,
et d'un gardien de but Alain Gouaméné, en état
de grâce. Ghanéens et Ivoiriens arrivent à la fin
du temps réglementaire sur un score nul (0-0). Le suspense consécutif
aux tirs au but est insoutenable. La série se termine à
l'avantage des Ivoiriens par 11 à 10, après que Antony
Baffoé le libero Ghanéen eut manqué son essai.
Après quatre échecs en demi-finale (1965,68,70,et86), les
"Eléphants" sont couronnés Roi d'Afrique
! |
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1994 - Tunis - Tunisie (26 mars-10
avril)
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La Tunisie qui accueille le gratin
du football continental (hormis le Maroc et le Cameroun, représentants
africains au mondial Américain) pour la deuxième fois après
1965, entend décrocher enfin le titre qui lui manque. Sous la pression
populaire insoutenable, El Ouaer le gardien et ses camarades ne
vont jamais rentrer dans le tournoi. Battu d'entrée (2-0)par un
Mali qu'on n'avait plus vu à pareil fête depuis Yaoundé
72, les "Aigles de Carthage" ne vont guère
redresser la situation devant le Zaïre (1-1). La nouvelle
formule ad optée
avec trois équipes par groupe est impitoyable. L'élimination
du pays organisateur, quatre jours seulement après le coup d'envoi
du tournoi, a la conséquence de vider les stades. Le football produit
par le Nigeria (en promenade de santé devant le Gabon,
"cendrillon" du tournoi ) le Ghana, la Côte
d'Ivoire (qui atomise la Sierra Léone, l'autre petit
dernier) et la Zambie d'un "Magic" Kalusha Bwalya
est d'excellente qualité. Le Mali confirme en éliminant
l'Égypte en quart de finale (1-0). Huit buts sont inscrits
en demi-finales. Le Mali dirigé par l'ancien gardien de
buts des années 70, Mamadou Keita va exploser face à
la Zambie (0-4) et c'est aux tirs au but seulement (4-2), après
un nul (2-2), que le Nigeria prive la Côte d'Ivoire de
la finale. Le Nigeria, qui a débarqué avec une équipe
jeune dans laquelle les petits nouveaux comme Amunike, Amokachi,
Oliseh et Okacha sont chaperonnés par les vieux briscards
Keshi et Yekini (5 buts), est un grand vainqueur face à
la Zambie (2-1). Cette dernière équipe décimée
en 1993 par un accident d'avion, a réussi, elle aussi, un véritable
tour de force, en se hissant en finale avec de jeunes joueurs comme Litana,
Lota, le gardien Phiri, autour de leur stratège Kalusha
Bwalya. |
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1996 - Jo' Burg - Afrique du Sud
(13 jan-3 fév 1996)
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En 1996 ,
l'Afrique du Sud remplace le Kenya qui ne peut organiser la
CAN qui lui avait été confiée. Elle possède
les infrastructures nécessaires pour organiser la compétition.
A quelques jours du coup d'envoi de la CAN, on apprend que le Nigeria,
pour des "raisons de sécurité", a décidé
de ne pas défendre son titre. En réalité,
le régime militaire du général Sani Abacha
qui vient de faire pendre le chef des militants de la cause Ogoni,
Ken Saro Wiwa, n'a pas apprécié la condamnation de cet
acte par Mandela. Le football est pris en otage, une fois encore,
par la politique. Le nombre de participants à la phase finale,
porté à seize, se voit amputé du Nigeria que
la CAF n'a pas voulu ou pu remplacer du fait des délais
très courts. En présence de Mandela, vêtu du
maillot de la sélection, les "Bafana Bafana" de
Lucas Radébé marquent l'histoire de la CAN.
Pour leur première participation, ils sont les lauréats.
Williams réussit un doublé (2-0) qui consacre la
victoire des Sud-Africains. En dehors des matches de l'équipe
locale, qui ont eu lieu dans le quartier populaire de Soweto, le
public fait défaut. Les Blancs surtout sont discrets, validant
ainsi la thèse que le football est l'affaire des Noirs. |
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1998 - Ouagadougou - Burkina Faso
(4-28 février)
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Le Burkina Faso, sous son ancien
nom de Haute-Volta qui avait participé à la Coupe
des Nations au Ghana 1978, ainsi qu'à l'édition
sud-africaine est le premier pays qui abrite une CAN avec seize
sélections. Parmi celles -ci
se trouvent quatre des cinq mondialistes africains: l'Afrique du Sud,
le Cameroun, la Tunisie et le Maroc. Le Nigeria, cinquième
qualifié pour le Mondial français, est suspendu par la CAF
et n'a pas pris part aux éliminatoires. L'Égypte
et son buteur Hossam Hassan (7 buts) vont réussir un coup
de génie en enlevant un quatrième titre, alors qu'ils n'étaient
pas donnés favoris. Sous la houlette de Mahmoud Al-Ghoari,
leur coach, Ramzy et les siens vont profiter de la faillite des
mondialistes méconnaissables, à l'exception de l'Afrique
du Sud et son jeune buteur Mac Carthy (7 buts),finalistes malheureux
(0-2). Marocains, Tunisiens et Camerounais manquent de motivation et semblent
être en petite condition physique. Tout le contraire des Congolais
de Watunda Iyolo " professeur " et des Burkinabé qui
terminent respectivement aux troisième et quatrième places
du tournoi. Le mental des Congolais est remarquable. Menés 4 buts
à 1 par les Burkinabé en match de classement à cinq
minutes du terme de la rencontre, Tondélua et les siens
trouvent les ressources nécessaires pour égaliser. Quant
au football burkinabé qui nous révèle Seydou Traoré,
il peut être fier de sa prestation. 1/2 finaliste, une performance
sans précédent pour lui, réussie sous la conduite
du "Sorcier Blanc", l'entraîneur français
Philippe Troussier. |
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2000 - Accra/Lagos - Ghana/Nigeria
(22 jan-12 fév)
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L'organisation de la compétition
retirée au Zimbabwe, qui selon la CAF n'avait pas
apporté toutes les garanties, est confiée au Ghana et au
Nigeria. Cette co-organisation est une première pour la CAN,
et dans le monde, puisqu'elle arrive quatre mois avant le rendez-vous
européen. (Euro 2000 conjointement organisé par la Belgique
et les Pays-Bas). Dès le début de la compétition,
le Ghana de Samy Kuffour qui s'en tire à bon compte
lors du match d'ouverture face au Cameroun, monte ses limites.
Au contraire du Nigeria dont c'est le grand retour après
le succès en Tunisie en 1994.Dans un contexte difficilement
soutenable, où le moindre écart est interdit par le public,
les Okocha, Kanu, Babangida, et Agahowa font face. Témoins,
la réaction face au Sénégal de Peter Schnittger
en ¼ de finale. Mais avec les Camerounais, les Nigérians
trouvent des joueurs plus motivés et mieux
organisés
qu'eux. Pour la troisième fois, les deux équipes disputent
une finale continentale après les éditions de 1984 et 1988.
Les Camerounais mènent par 2 buts à 0 après 25 minutes
de jeu, mais sont rejoints avant la fin du match (2-2). C'est l'épreuve
des tirs au but qui va départager les deux équipes. Les
"Lions Indomptables" l'emportent par 4 buts à
3. En réalité, la série de tirs au but aurait dû
continuer si l'arbitre et son assistant n'avaient déclaré
l'essai de Victor Ikpeba non valable, alors que les images de la
télévision ont prouvé le contraire. Mais pour l'ensemble
de son uvre, avec notamment sa ½ finale face à la
Tunisie(3-0) à Accra, le Cameroun des Mboma (4
buts), Eto'o (4 buts), et Lauren est un beau champion. En remportant le Trophée de l'Unité pour la troisième fois, après ses succès en 1984, 1988, et 2000, il obtient le droit de le conserver définitivement. Décidément, le football Nigérian souri au Camerounais, puisque les trois succès engrangés par les "Lions Indomptables" l'ont été au détriment du même adversaire... Les "Super Eagles". |
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| Charly Mouna | |||
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