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Bruno
Metsu : Entraîneur des Lions de la Teranga
"Le Sénégal consacre beaucoup d'argent aux Khons*" |
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| Tel est l'avis de Bruno Metsu,
l'entraîneur sénégalais qui était l'invité
- dans les jardins de l'hôtel Novotel à Dakar - d'une école
de formation autour d'un thème sur l'habileté de management
d'un leader. "Je crois en deux choses, la première c'est
Dieu, la seconde c'est le travail. Maintenant tout ce qui est mystique, je ne peux pas le négliger mais je n'y crois pas du tout. La première
force, c'est le travail. Il faut croire en ce que l'on fait. Sans le travail,
on n'arrivera à rien. Le Sénégal est bien placé
pour le savoir. Dans le football, il y'a beaucoup d'argent qui est en
ce moment dilapidé pour des marabouts. Mais si c'était quelque
chose de vrai, il y'a longtemps que le Sénégal aurait gagné
la Coupe d'Afrique et aurait au moins une participation à la Coupe
du Monde. Pour l'instant il n'a rien gagné," répond
Bruno Metsu à un étudiant de l'Institut Africain
de Management (I.A.M.) à propos d'une question relative au
rôle de la pratique mystique dans la performance de son équipe,
la sélection sénégalaise de football. |
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Au cours de cette conférence
qu'il animait, Metsu a donné son idé e
du leadership qu'il qualifie d'inné en soi avant de désigner
Aliou Cissé (Montpellier), Salif Diao (Sedan) et Amara Traoré
(Gueugnon) comme les leaders sur le terrain et en dehors, du groupe
Sénégal. Trois relais sur lesquels il compte pour
véhiculer ses idées. Le conférencier qui a été
élevé au rang de professeur honoraire de l'institut a également
insisté sur l'aspect affectif qui représente à son
avis une courroie de transmission non négligeable entre le leader
et son agent. |
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Revenant sur la série des tirs
au but de la finale de la CAN 2002 au Mali, où le
Sénégal a perdu face au puissant Cameroun,
il s'explique en ces termes : "j'avais désigné
cinq garçons. En raison de la pression, trois d'entre eux n'ont
pas voulu tirer .
Seuls Fadiga et El hadj Diouf ont accepté de prendre leurs responsabilités.
Après, j'ai dû demander des volontaires. Deux se sont signalés
(Ferdinand Coly et Amdy Faye). Le cinquième candidat posait problème.
Alors, Aliou Cissé a dit, "Je suis capitaine,
je crois qu'il faut que j'y aille, je vais tirer si personne ne veut y
aller coach." Bruno continue son histoire en disant,
"s'il n'y avait pas eu ces désistements, Cissé
n'aurait pas tiré. C'est la raison pour laquelle, quand il a raté
son essai, je suis tout de suite allé le réconforter et
surtout le remercier pour son courage. Il ne fallait surtout pas lui faire
porter la responsabilité de la défaite. D'autres l'auraient
fait, pas moi." C'est en ces thermes que le sélectionneur
national sénégalais à terminé son exposé
et a pris congé des jeunes étudiants de l'I.A.M.
Après la confirmation du match du 27 mars contre la Bolivie
à Dakar, il conclura ainsi "Je suis maintenant
sénégalais pour battre la France, le 31 Mai prochain à
Séoul". |
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* Khons : pratiques mystiques
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| Aliou Goloko à Dakar | |||
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